appius a écrit:
Parallèlement à leur rôle dans le cycle de la matière organique, certains champignons (issus aussi bien des basidiomycètes que des ascomycètes) sont capables de mycorhizes, associations symbiotiques qui permettent aux plantes de recevoir des substances nutritives et de l'eau qui se trouvent normalement hors de portée de ses racines. Elles peuvent enfin compter sur des antibiotiques naturels produits aussi par les champignons qui l'aident à lutter contre ses ennemis.
Le problème est de savoir si l'on se trouve dans un cycle court ou long. Dans le cas de cycles courts, très fréquents au potager, il n'est pas évident que les associations entre champis et plantes aient réellement le temps de se mettre en place. Ainsi, les plantes vivaces ou à cycle long sont celles qui profitent au mieux du BRF, mis à part les choux qui, je crois, ne mettent pas en place ce type d'association. D'où le débat entre ceux qui sont partisans du BRF et seulement du BRF, et ceux qui - se plaçant sans doute moins dans une démarche "philosophique" - n'hésitent pas à coupler le BRF avec d'autres apports.
Pour répondre à Nicole, je suis parfaitement satisfait de la texture de mon sol et de sa fertilité, mais n'ayant hélas pas du tout une démarche rigoureuse, je suis bien incapable de discerner quelle est la part du BRF et des algues par exemple. Je discerne bien des différences entre mes buttes, mais les paramètres sont tellement divers: ensoleillement, matériaux initiaux dans la composition des buttes, cultures précédentes, taux d'humidité, hauteur des buttes, apports (je dose au pifomètre)...
Oncle Fritz