L'incorporation n'est pas automatique. Il y a certes un protocole de base en première année qui est: mise en place en 3/4cm d'épaisseur à l'automne (début hiver), incorporation en fin d'hiver...
Maintenant, le BRF est-il un matériau ou une technique?
Je le considère comme un matériau à partir duquel toute exprérimentation est possible en fonction du sol, des habitudes de culture:
-incoporation ou paillis :j'aurais tendance à penser que, en épandage d'entretien, la mise en place sans incorporation est souhaitable quand celle-ci est précoce, mais qu'en cas de mise en place tardive, l'incorporation est préférable pour éviter le déssèchement; attention, on parle bien d'entretien: une incorporation tardive d'un apport important peut entraîner une faim d'azote prononcée; maintenant, on peut aussi, ainsi que semble procéder JM Lespinasse par apports très succints, en fonction de la ressource, en toutes saisons et en paillis: on se rapproche alors au plus près du modèle naturel;
-apport d'autres matériaux en mélange ou en complément (par strates: la couche de BRF que j'ai placée sur les algues d'une butte nouvelle a favorisé le décomposition de celles-ci et non leur déssèchement; à l'inverse, un paillis sur BRF lui-même en paillis au printemps évitera son déssèchement estival ): fientes de volailles, algues, compost; cet apport est susceptible de contrer certains inconvénients du BRF en fonction de la saison de mise en place;
-en verger ou en potager (en verger, on procédera plutôt à un apport en paillis en forte épaisseur - 10/12cm).
Tout ceci est schématique. L'expérience que l'on peut avoir du BRF est ancienne d'une façon empirique, instinctive, et récente de façon systématique et réfléchie. Et mon expérience personnelle est encore plus limitée!
Oncle Fritz