J'avais fait le choix de travailler la terre le moins possible. Je vais y faire une sévère entorse cet hiver. Par l'apport de diverses matières organiques, mais surtout de BRF, j'ai augmenté le taux d'humus de façon conséquente, sans suffisamment me soucier sans doute du mélange de celui-ci avec l'argile qui compose mon sol.
Résultat: la couche d'humus, très aérée, très légère s'assèche relativement vite malgré sa capacité de stockage d'eau, et l'argile en dessous sèche également et durcit.
Il semble qu'une solution dans le moyen à longe terme serait de parier sur les engrais verts (racines et vers de terre stimulés). Mais les cultures en place jusqu'en décembre font que je ne pourrais faire qu'un semis tardif de vesce/seigle (c'est bien ça?).
Je vais donc opter pour un travail mécanique: passer la grelinette; briser les mottes d'argile ainsi dégagée avec une sorte de "roue à dents" au bout d'un manche (j'ignore le nom de l'outil); mélanger intimement cet argile émietté avec la couche d'humus enrichie des apports de l'année (BRF, compost).
On verra ce que cela donnera.
Je n'ai pas d'expérience en sol sableux mais, en sol argileux, si le BRF modifie de façon très précieuse la structure du sol, il faut certainement suivre au plus près la façon dont l'argile et l'humus se combinent.
Je précise qu'une fois cette opération "massive" menée, je reviendrai à mes principes initiaux et tenterai de prolonger l'expérience par l'usage d'engrais verts autant que faire se peut, mais ceux-ci auront alors comme fonction d'entretenir la présence de vers de terre.
Oncle Fritz