thelorrain a écrit:
Je ne pense pas que le prix du bio va forcément baisser.
L'alimentaire ce n'est pas un produit "futile". Le prix des TV peuvent baisser, des lecteurs de DVD et autres bien "jetables". Tous ces produits sont associés à une technologie et le but est de faire consommer en proposant sans cesse de nouveaux produits, meilleurs (soit disant), une fois que l'ancienne techno' a été rentabilisée.
Mais la nourriture, surtout le bio, restera, je pense, plus cher que le non bio. Dans la tête du consommateur, Bio = meilleur pour la santé = plus cher.
Et surtout si le bio se met au tarif du non bio, tu écroules toute la filière non bio. Le bio a quand même des inconvénients techniques : il nécessite plus de main d'oeuvre, la productivité est inférieure, et en France il doit respecter un cahier des charges draconien. Et il est impossible de passer toute l'agriculture et les élevages en bio, du fait de la productivité moindre notamment, car il n'y aura plus assez pour nourrir tout le monde.
On se dirige vers deux types de produits. Le courant, pas cher mais pas forcement le meilleur. Le bio, plus cher, mais meilleur.
Je n'ai pas dit que le bio deviendra moins cher que le non bio ; mais que les prix baisseront, car il y aura plus de demandes
À long terme il faudra bien revenir au tout bio si on ne veut pas voir les sols mourir ni le nombre de cancers augmenter. Quand les dépenses de santé seront telles que les pays ne pourront plus assumer le fonctionnement des hôpitaux -ce qui commence à être vrai- les gouvernements prendront des mesures pour interdire les pesticides, ce qui est d'ailleurs inscrit pour je ne sais quelle année
Il est faux de dire qu'on ne pourra pas nourrir tout le monde, le nombre de terres cultivables en France par ex reste très élevé ; et le nombre d'exploitations agricoles qui ferment chaque jour (hélas !) laisse de plus en plus de terres. La gestion est déplorable, je donnais comme exemple le Congo riche de terres arables inexploitées et qui ont été rachetées par la Chine pour produire des bio-carburants. Ce sont les multinationales qui décident tout ça en sous-main et elles se fichent bien de voir des gens mourir de faim. Une bonne gestion permettrait de reboiser des terres désertes, on le sait et ça a été fait à petite échelle par des OGM dans un pays africain (j'ai oublié lequel, dommage)
L'exemple d'Israël où les premiers arrivants dans les kibboutz
ont rendu fertile une région pelée est assez probant de ce qu'on peut faire avec du travail et des décideurs attachés à nourrir un peuple !