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| Grossiste en parlotte |
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Inscription: Mar 30 Jan 2007 12:57 Messages: 4580 Localisation: Région Toulousaine
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petipois a écrit: N'est ce pas plutot pour 10 000 m² ? (1 ha = 100 x 100 m) Oui, tu as raison, 1 hectare, c'est 10 000 m². Mais le tableau donne les exportations par 1000 m². A l'origine tous les chiffres étaient en exportations par Ha mais un auteur, en passant, a cru bon de tout ramener à 1000 m²
A changer les unités du tableau, autant passer aux besoins sur 10 m² mais il y aurait eu des virgules (0,12-0,06-0,15) et puis, cette manière d'exprimer les besoins des plantes vient de l'agronomie agricole qui a toujours exprimé les besoins des plantes par hectare. Aussi, ne jouons pas les originaux ... restons en besoins par hectare de tomates, de pommes de terre ou de salsifis ... on divisera par 100000 si on veut arriver au m² de nos potagers.
Les besoins de l'ail, pour reprendre ce légume, sont NPK/Hectare = 120-60-150 et tu trouves, sur le tableau 12-6-15 (et c'est donc bien pour 1000 m²) ... OK
Ainsi, on apportera, pour cet ail : en Azote (avec de l'ammonitrate) 120/33.5*100=358 Kg d'engrais /Ha ... soit pour les 20 m² de ma planche d'ail : 358/10000x20 = 0,72 Kg d'ammonitrate
une fumure de fond avec un binaire potassique NPK=0-25-25. Je me cale sur les 60 unités de P : 60/25*100=240 Kg de 25x25 / Ha ... soit pour mes 20 m² : 240/10000x20 = 0,48 Kg de 25x25
il va me manquer 90 unités de potasse (150-60) que je me propose d'apporter avec du chlorure de potasse qui dose 60% de K²O Je fais mon calcul : 90/60x100=150 Kg de chlorure par Ha ... soit pour mes 20 m² : 150/10000x20 = 0,30 Kg de Chlorure de potasse
Et j'arrive ainsi à devoir épandre, sur les 20 m² d'ail à planter : en fumure de fonds, avant la plantation, en une fois : => 480 g. de 25*25 et 300 g. de chlorure de potasse.
en cours de végétation, en plusieurs apports : => 720 g. d'ammonitrate à apporter par exemple en 3 fois avec : 300 g. à la plantation, puis 3 fois 70 g. (à la levée, puis 20 jours après, puis encore 1 mois après)
Je sais "petitpois" que tu avais compris mais je tenais à bien reprendre la démo pour que chacun ait bien suivi ... mes excuses.
Il m'a fallu réfléchir 5 minutes pour faire mon calcul mais je sais, pour la nature d'apport que j'ai retenue, quelle quantité d'engrais apporter, et j'ai, à peu près respecté, les besoins spécifiques de mon ail. C'est quand même mieux qu'à l'aveuglette et je n'ai pas eu besoin d'un bac+5 (comme on me l'a balancé très bêtement) pour savoir quoi apporter sans faire trop de bêtises.
Je tiens aussi à préciser qu'en culture "bio" il faudrait faire les mêmes approches. On fera ces calculs en respectant les besoins spécifiques de l'ail (NPK=120-60-150) mais j'utiliserai d'autres fertilisants (avec d'autres valeurs nutritives) comme : des farines de sang (NPK=11-1-1) et/ou des cornes broyées (pour l'azote), de la poudre d'os (NPK=1-27-0) pour le phosphore et des cendres de bois (NPK=0-1-10) pour satisfaire les 150 unités de besoins en potasse.
Comme on me le balance souvent avec dédain et un "doigt vengeur" ... tout cela n'est pas de la masturbation mentale, ni de la chimie de bas étage ... c'est le petit calcul minimum que l'on doive faire pour apporter à ses légumes ce dont ils ont besoin pour pousser le plus correctement possible et, cela va avec, être en bonne santé ou du moins le moins malades possible.
Ce NPK que l'on apporte par les fumiers, le compost et les fertilisants minéraux organiques est indispensable à nos légumes. Ceux-ci le trouveront dans un sol fertile (et sans avoir besoin de rajouter quoique ce soit), certes, mais ce sol s'épuise et il est bien nécessaire de lui refaire ses réserves à un moment donné. Le mieux n'est-t-il pas de le faire chaque année ... en réfléchissant un minimum à ce que l'on va épandre comme produit et en quelle quantité
Dans mon café, le matin ... je mets du sucre ... par contre, à midi, sur mes concombres ... je mets du sel et je n'y vide pas la salière Au jardin ... c'est pareil petipois a écrit: Très juste… et un peu de calcul mental entretient la comprenette. Faut-il avoir envie de les faire, ces petits calculs ... pourtant si logiques et si simples ... et avec tout ce qui m'a été répondu comme critiques vis à vis de mes pratiques, j'ai compris qu'il fallait laisser aux gens leurs certitudes comme celle qui consiste à croire que l'on va pomper son sol de jardin à l'infini parce que la nature est généreuse et qu'elle n'a pas besoin de pollueurs de mon espèce qui balance à tout va toutes ces saloperies chimiques. "Les pauvres" ... un jour ils se mettront à réfléchir, peut-être à +
_________________ la bonne excuse des mauvais jardiniers ? ... la lune !
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