Alain REDON a écrit:
[
On parle ici de potager et de tomates et , avec leurs petites racines et non pas d'arbres de 15 mt de haut dans une foret avec leurs racines en proportions de la taille de l'arbre !!
C'est bien evident que la rhyzosphère d'un chene de 20 mt de haut est autrement plus importante en profondeur que celle d'un pied de tomates .. Je pense que tu fais là une comparaison disproportionnée. [....]
Par ailleurs , j'ai aussi d'autres sources qui definissent la couche arable d'un potager ,dite Rhizosphère, comme mesurant 15 a 18 cm.
la rhizosphère, je le répète, ca ne désigne pas une profondeur de terre arable, mais la zone d'influence des racines d'une plante (rhiza = racine) . Et partout ou il y a des racines, il y a une faune qui l'accompagne.
Autrement dit, à partir du moment ou tu mets tes orties au fond du trou de plantation, c'est à dire dans la rhizosphère du pied, tu peux être certain que les micro-organismes accompagnant les racines les trouveront.
Citation:
Parce que , en fin de saison , quand j'arrache un pied de tomate , les racines sont pas immenses ..
En profondeur , elles mesurent a tout casser 12 a 15 cm . Bien que j'ai cessé de les arroser depuis la Mi Aout ( ! ) . Ca m'a 'ailleurs toujours un peu etonné de voir un système racinaire si peu profond pour un pied mesurant plus d1,50 Mt . Il est par contre assez trapu .
attention, quand on arrache une plante, on ne sort qu'une partie des racines. les radicelles ne viennent pas et elles sont pourtant très longues. la rhizosphère de ton pied de tomate est plus grande qu'il n'y parait.
Citation:
" ... Composée d'une couche dite Biodegradable d'environ 5 cm faite de litiere organique en décomposition, et une couche inferieure mesurant selon le cas de 10 a 13 cm d'epaisseur. C'est dans cette zone que se deroule des processus non plus de biodegradation , mais de reconstruction. Les micros organismes y transforment les produits de degradations organiques issus de la couche superieure de façon a les rendre assimilables par les plantes .
Pour accomplir correctement cette tache de reconstruction , les habitants de cette strate ont besoin d'air , de chaleur et d'humidité car ce sont des organismes aérobies. Lorsque ces conditions ne sont pas remplies ils sont remplacés par des organismes anaérobies, ce qui se traduit par un sol froid , humide a l'exces; pourri et contenant des substances nuisibles pour les végétaux . C'est là un dérapage qui normalement ne doit pas se produire dans un jardin biologique ..."
( Le Jardin Bio de M.L. Kreuter page 19 )
Je pense , avec M.L Kreuter , qu'au dela de la rhizosphère de la tomate le sol est stérile et sans air . Si avec l'aide d'apport important de phosphates on accroit le syteme racinaires, la rhizosphère va s'approfondir , mais dans des conditions normales on reste dans les 15 cm
Qu'en penses tu ?
j'en pense que Kreuter ne parle pas de la même chose ! il ne parle pas de la rhizosphère, mais de la couche supérieure du sol, la litière, et de la faune "épigée" qui y fait son travail de compostage de surface.
C'est indépendant de la rhizosphère et de sa faune, dite "endogée", qui vit plus profondément et qui assure la respiration des racines et la porosité du sol.
Sinon, au delà de la rhizosphère de la tomate, oui, le sol est probablement stérile et sans air. du moins, si il n'y a effectivement aucune racine qui se promène dans le coin, vivante ou en décomposition...
mais quand tu mets ta poignée d'ortie, normalement, tu ne l'enfouis pas 4 km en dessous de ton pied de tomate!

et c'est bien pour ces raisons que je fait pousser des engrais verts, et que j'arrache le moins possible les plantes et que je préfère les faucher...
Exactement comme je recharge en permanence la litière pour que entretenir le monde qui l'habite, j'essaie d'avoir toujours des racines dans le sol, qu'elles soient vivantes ou mourantes...