Vendredi soir, réunion de bureau au cours de laquelle nous avons abordé le règlement intérieur.
Nous nous dirigerions vers l'organisation suivante:
-buttes individuelles et partagées, effectivement; les buttes partagées ne sont pas des buttes collectives: il s'agit de 2, 3 ou plus jardiniers qui désirent partager le travail et les récoltes
-à terme, ces buttes encadreraient des parcelles individuelles (60m2) bordées de clôtures symboliques (enjambables) en matériaux naturels; ces parcelles seraient donc "imbriquées" dans les buttes.
Il pourrait y avoir un plafond à la surface de buttes individuelles à exploiter (disons 60 m2, au pif...), mais pas de plafond à la participation aux buttes partagées (un des objectifs initiaux de l'assoc est de créer du lien social.
Ainsi, quelqu'un qui veut cultiver beaucoup (un retraité par exemple) serait amené à s'intégrer dans le partage puisqu'il pourrait disposer de:
-parcelle individuelle de 60 m2
-buttes individuelles de 60 m2 (ce qui le conduit déjà avec jardiner à côté des autres)
-et si ce n'est pas suffisant: buttes partagées (ce qui le conduit à jardiner
avec les autres!).
D'autres personnes pourraient faire le choix de ne cultiver que quelques buttes individuelles ou de ne participer qu'à des buttes partagées, ce qui sera sans doute mon choix puisque je dispose déjà d'un jardin personnel: je partagerai bien deux buttes, une consacrée au fraisiers + endives (à transplanter dans des bacs dans mon garage en hiver) et une autre avec artichauts + potirons (bref que des cultures qui ne demandent pas un suivi quotidien puisque j'habite à 10 km des jardins).
Un des avantages des buttes est d'ailleurs la mobilité en fonction des besoins et des rotations. Ainsi, si je fais une butte "artichauts + potirons", il sera souhaitable, au bout de trois années que je la déplacer. Un jardinier peut aussi diminuer sa surface cultivée ou au contraire l'augmenter en fonction de sa forme physique ou de sa disponibilité...
C'est cela qui m'intéresse le plus: définir un mode de fonctionnement qui induira l'état d'esprit, l'ambiance des jardins ainsi que les relations entre les jardiniers. Cela me semble plus riche, a priori, qu'un jardin qui soit une juxtaposition individualiste de parcelles individuelles.
Bon, rien n'est fixé. Certains points que j'ai exposés ici correspondent d'ailleurs plus à un souhait personnel qu'à un choix établi par le bureau ou le conseil d'administration. C'est à travailler. On verra à quel résultat on arrivera.
bce1970, tu abordes la question de la représentation qu'ont les adhérents de ce que représente le jardinage. L'exemple de la paille est très parlant à ce titre. Il faudrait que l'on ne se rate pas trop la première année pour pouvoir justement maintenir le cap et faire adhérer le groupe à une certaine philosophie de jardinage. Heureusement, nous avons de ce point de vue la caution d'un jardinier renommé qui est notre référent technique (son jardin, le merveilleux "Jardins des Marais" est implanté sur notre commune d'Herbignac; si vous êtes en virée touristique du côté de Guérande, le détour s'impose!). Ensuite, il y aura des compromis faire.
Oncle Fritz