C'est vrai qu'il y a plein de démarches possibles. Celle qui me correspondrait le plus (à adapter en fonction des dates de semis, des dates de reprise prévue, etc...) serait la suivante:
-semis d'engrais verts à la volée en automne (principalement mélange de légumineuses + céréales)
-épandre immédiatement derrière une couche fine de compost mûr (litière de toilettes sèches dans mon cas) et une couche fine de BRF (1 cm environ)
-au printemps, au bout du compte, il me semble plus simple, si les engrais verts sont suffisamment développés, de les couper, de les réserver (pour servir de paillis par la suite), de trancher les plants d'engrais verts à la houe juste sous la surface du sol pour éviter que ceux-ci ne reprennent puis de faire les semis dans la foulée...
En agriculture biologique, il me semble important de favoriser les cultures précoces moins sujettes aux maladies et aux parasites en tous genres dont la chaleur favorise la présence. Par conséquent, il faut favoriser autant que possible le réchauffement du sol. Laisser les engrais verts en place freine ce réchauffement car ils forment écran entre la terre et les rayons solaires: autant les retirer et les ramener par la suite. De ce point de vue, l'usage de matériaux de couverture (ardoises ou tuiles) au début du printemps peut être très intéressant, ainsi que la bâche noire en plastique. Certains, pour des raisons esthétiques ou "éthiques" écartent la bâche. Pour ma part, je considère que sa récupération auprès d'agriculteurs est au contraire un acte écologique en donnant une "seconde vie" à ce matériau et en veillant, après un ultime usage, à ce qu'elle ne finisse pas en fumée noire au coin d'un champ.
Oncle Fritz