oui, irrégularité d'arrosage et surtout excès d'eau encouragent les maladies, tout comme l'excès d'azote (ce qui ne semble pas le cas ici).
dume a écrit:
Et bien mon sol avait, au vu des herbes qui y poussent, besoin d'être chaulé. Mon terrain est riche partiellement en argile(une veine, qui passe en parti sur mon potager mais là j'ai aussi sablé pour limiter) pour me poser des pbs de drainage sur certain endroit de la parcelle qui ne fait pas parti du potage. Mais dans sa globalité mon terrain est très pauvre. Il n'y pousse que ciste, inula viscosa et asphodèle.Quand on a un couvert végétal de la sorte, je ne vois pas ce qu'il y a à faire d'autre qu'une fumure de fond afin de limiter les aventis et les maladies. Je pensais que l'ajout de compost/algues de l'or brun suffisait en apport organique car je n'ai pu récupérer du fumier de brebis comme l'an passé. Mais de grace revenons à la maladies de ces tomates qui en plus du cul noir ont bon nombreux de feuilles qui sèchent malgrès la BB. Merci
La plupart du temps, les maladies des plantes sont le reflets de conditions de cultures inadéquates ou mauvaises. Comprendre son sol, c'est comprendre les maladies.
Et justement, les 3 plantes que tu cites sont très instructives.
Les asphodèles poussent à l'origine dans les landes acides, puis sur les sols dégradés par les incendies ou le piétinements, devenus décalcifiés, sableux, acides et compacts. Les cistes aussi aiment les sols pauvres et sableux et plutôt acides. En revanche, l'inule visqueuse apprécie les sols calcaires, et semble donc indiquer que ton sol n'est pas uniformément acide.
Mais ce que les 3 indiquent en commun, c'est un sol pauvre en matière organique et en argile, c'est à dire un sol qui ne peut pas bien retenir les éléments nutritifs.
C'est un panier percé, ce sol, et ça pourrait bien expliquer la mauvaise santé générale de tes tomates, leur cul noir et peut -être aussi que leur feuilles "sèchent". Mais pour ce dernier problème, il faudrait quand même une photo pour savoir s'il s'agit d'une maladie et si la bouillie est vraiment adaptée. car la bouillie bordelaise, ce n'est qu'un antifongique, pas une panacée.
Pour faire des cultures aussi exigeantes dans une terre pareille, il faudrait quand même établir un plan sur le long terme, et non plus par à -coup comme c'est trop le cas avec la chaux ou l'or brun. Si tu peux amener là ou il manque un peu de cet argile que tu sembles avoir ailleurs, et favoriser le cycle de l'humus par des cultures d'engrais verts et des apports réguliers de matière organique, tu devrais voir la différence...
va donc voir le jardin de jean-cri, un membre du forum qui est aussi en Corse, et qui a adopté ce type de technique (en particulier le BRF), ca te donneras des pistes...
jardin-jean-cri-t89695.html