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il faut surtout une culture qui couvre rapidement le sol. J'ai remarqué que le liseron poussait surtout sous les cultures plus érigées laissant de la place au pied (choux, poivrons, aubergines, poireaux, maïs...) quoique les fraises soient couvre-sol et particulièrement colonisées par le liseron (on en a déjà parlé). Par contre j'ai peu de liseron dans les laitues, le persil, sous les haricots... mais peut-être seulement parce que ce sont des parcelles pas encore atteintes, car d'année en année il gagne et atteint des cultures qui n'étaient pas atteintes avant.
Peut-être que de la luzerne, du trefle ou un autre engrais vert à couverture dense du sol pourrait le concurrencer efficacement ?
Moi non plus je n'ai pas de parcelle à sacrifier, n'ayant que 9 carrés de potager de 1,20*1,20m, dont deux occupés par les fraisiers. c'est déjà bien trop juste, alors impensable de couvrir de luzerne pendant un an ne serait-ce que les deux carrés les plus atteints.
L'arrachage, oui, je le pratique, mais franchement, je ne vois pas de différence. Quand à arracher les racines, je crois que tout le problème vient de là : les parcelles les plus fortement atteintes sont justement impossibles à travailler à la grelinette : pied des rosier difficilement accessible, pied des lavandes dans le même cas, carrés des fraisiers, allées permanentes paillées de copeaux de bois que je ne veux pas retourner, etc... Donc la prolifération du liseron dans ces zones vient du fait que seule la partie aérienne est correctement éliminée, et la partie racinaire jamais totalement atteinte (ça casse à 10-15cm en général).
Mais c'est vrai que les carrés dont la terre est plus souvent chamboulée (cultures de légumes racines telles que carottes, pommes de terre, ou de plantes arrachées comme les poireaux) est moins rapidement colonisée et le liseron reste plus facile à maîtriser, du fait que ses racines sont mises à nue et facilement éliminées au moins une fois dans l'année.
Il reste la solution d'un désherbant systémique, qui puisse tuer les racines en profondeur, mais d'une part je n'en ai pas trouvé de totalement écologique, d'autre part il faut sortir le débroussaillant pour avoir une action convenable, car le liseron résiste aux doses usuelles de round-up. Et enfin, même en y allant au pinceau, quand il est situé trop près du feuillage des plantes à conserver, l'opération est délicate et il y a autant de chances d'éliminer la plante cultivée que le liseron.
Dans cet esprit de trouver une alternative écologique au désherbant chimique systémique tuant les racines, j'ai testé l'eau bouillante (cuisson des pâtes ou riz ou pommes de terre) : uniquement utilisable dans les allées, et zones bien dégagées et non cultivées, mais impossible à employer au pied d'un rosier (risque pour ses racines) ni au potager (je ne tiens pas à tuer mes chers vers de terre et autres auxilliaires précieux). Donc mauvaise solution.
J'ai aussi testé le désherbeur thermique (chalumeau fonctionnant avec une petite bouteille de gaz), et je regrette sincèrement cet achat assez onéreux : impossible à utiliser sur les zones paillées (copeaux, paille, BRF, tontes sèches) à cause du risque d'incendie, et l'efficacité sur les allées gravillonnées est loin d'être à la hauteur de ce qui est annoncé. Les feuilles flétrissent mais les plantes ne meurent pas et repartent allègrement du pied. J'ai pensé que la première fois je n'étais par resté assez longtemps, mais la deuxième et troisième fois n'ont pas été plus probantes malgré un temps largement plus long. Donc ça non plus ne marche pas avec le liseron.
Je n'ose pas utiliser le gros sel : ça stérilise un sol trop radicalement, même utilisé très localement au coeur des plantes visées. Je ne veux pas prendre ce risque.
J'ai tenté le vinaigre blanc : sans doute pas assez concentré, il n'a eu aucun effet.
Bref, je cherche toujours une autre solution que l'arrachage notamment pour les zones difficiles à arracher. Un truc qui permettrait de tuer le liseron jusqu'à ses racines les plus lointaines mais sans risque pour le sol, les plantes proches, et l'environnement en général. Mais je dois être utopiste, ça ne doit exister que dans mes rêves !
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