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| Bourgeon de bavard |
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Inscription: Mer 10 Sep 2008 22:43 Messages: 191 Localisation: La Baule Les Pins. 44-Loire Atlantique, Ã 80kms de Nantes, en bord de mer.
Région: Pays de la Loire
Sexe: Femme
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Bonjour vous deux! (et bonjour aux autres aussi bien sur! )
Franchement, y'a des fois ou quand je relis mes messages... ....je me dis qu'il faudrait vraiment que je me calme... ... et que je me décide quand même un jour à essayer de soigner cette satanée diarhée verbale! babou941 a écrit: Quelles connaissances Dolly félicitations
Je vais profiter de vos connaissances si vous le voulez bien
J'ai un balcon (muré) exposé est (soleil le matin) Sur les conseils du forum j'ai déjà planté un jasmin et autour un gaura rose et un primula denticula. Par contre comme vous le disiez j'ai l'impression qu'il commence déjà à pleurer (en plus gros changement de T° sur Paris depuis hier). Je ne l'ai pas beaucoup arrosé après rempotage dans du terreau universel et comme vous le dites les pousses bourgeon retombent comme si elles manquaient d'eau. Qu'en pensez vous? Je l'ai acheté chez casto il était en extèrieur mais assez chaud sur Paris la semaine dernière
J'ai aussi acheté 6 plans de buis (très petits) j'ai lu ici et là que c'était très lent à pousser est ce que vous confirmez? Quel conseil me donneriez vous pour les replanter en pot au niveau de la taille des pots? Coucou Babou!  Un conseil, ne vous focalisez pas sur les témpératures parisiennes, car à priori ces temps ci nous sommes tous logés à la même enseigne! Ici, dans le 44, après presque un mois complet avec un soleil radieux et des températures qui selon les jours avoisinaient les 20 à 25 degrés, on s'est subitement retrouvé en début de semaine avec maximum 16 degrés en journée!!! (Mais bon, depuis hier le beau temps est à nouveau de la partie! Ceci dit, si c'est cool pour nous, ça n'est en revanche pas vraiment idéal pour les plantes...avec ce temps qui joue au yoyo et qui engendre des écarts de température allant parfois jusqu'à 10° en plus ou en moins d'un simple jour à l'autre ) En plus il se trouve que ma moitié était en déplacement sur Paris durant 2 jours, et il m'a raconté que tandis qu'en arrivant lundi dernier il se baladait en tee-shirt, en repartant mercredi soir il aurait presque pu sortir la doudoune et l'écharpe!  Ceci dit, on va pas trop se plaindre non plus, parce que, toujours selon mes sources , l'ensemble des "sudistes" de la cote d'azur , et plus précisément surtout les niçois, se caillent quand à eux carrément les miches, mais moi je dis que ça leur fait du bien pour une fois!
Bref, trève de plaisanteries météorologiques , je me dois de rétablir une vérité, en ce sens que je ne suis pas si experimentée que vous ne semblez le penser.  Cela fait maintenant seulemenent 3/4 ans que je jardine et m'interesse au jardinage, mais ceci étant, comme je me suis mis carrément à fond dedans, que je dispose de beaucoup beaucoup beaucoup de temps libre, et que je côtoie bon nombre de jardiniers expérimentés et gens du metier, il est vrai que j'ai eu la chance de pouvoir apprendre à vitesse grand V. D'autant que, tandis qu'en débutant je me disais que le jardinage semblait un art très compliqué et fastidieux à apprendre de par les multiples noms latins à retenir pour être capable de nommer les diverses varietés et espèces, et de par toutes les différentes informations qu'il faut retenir concernant la culture de chaque plante, je m'aperçois maintenant à posteriori, qu'en réalité, quand on aime, on apprend vite et sans même s'en rendre compte! Car aujourd'hui, il arrive fréquemment que des gens moins érudits me demandent comment je fais pour me rappeler de tous ces noms compliqués, ou pour me souvenir de la façon dont il faut procéder pour cultiver, semer, ou bouturer des plantes que parfois je ne possède pourtant même pas moi même , et le fait est qu'à force de remarques de ce style, je me suis rendu compte qu'au fil des années j'avais éffectivement assimilé quantité d'informations sans même m'en apercevoir et sans n'avoir jamais fait aucun effort pour les retenir! ....en fait, à chaque fois que je lis, entends, ou vois quelque chose en rapport avec les plantes et le jardinage, c'est presque automatiquement et totalement inconsciemment que d'emblée je retiens les choses les plus importantes!  Du coup, comme je n'ai personnellement jamais été très douée à l'école pour apprendre mes leçons, je pense qu'il doit probablement en être de même pour tout un chacun , et qu'il suffit de se lancer pour vite commencer à acquérir des connaissances et les retenir sans grand effort. Neanmoins, malgré ma toute jeune experience, il est certain que je ne me permets de donner des conseils que sur les sujets que je connais, et que si il advenait que je donne parfois mon avis sans être certaine de la véracité de mes réponses, je prendrais toujours soin au préalable de bien mentionner que ce n'est ici que ce que je pense, ou que ce qu'il me semble, et de préciser que c'est à mon avis une possibilité mais qu'il vaut mieux s'assurer de la pertinence de ce que j'aurais alors pu suggerer.
Maintenant, ces précisions étant faites, pour en revenir à votre Jasmin, je vois pour ma part plusieurs possibilités ....
... Tout d'abord, vous précisez ne l'avoir pas beaucoup arrosé après le rempotage. Il est a noter que même si lors du rempotage il ne faut pas non plus carrément noyer les plantes , il faut cependant tout de même significativement les arroser, de manière à ce que la terre ne soit pas détrempée mais juste correctement humidifiée en profondeur, afin d'inciter ainsi les racines à bien s'installer et à continuer de se développer à leur nouvel emplacement. Du coup, il est possible, si vous ne l'aviez effectivement que peu arrosé lors de sa plantation, et qu'il a en plus depuis fait assez chaud et beau, que le maigre arrosage que vous lui aviez alors prodigué ait complètement été absorbé par la plante, que le reste de l'humidité présente dans la terre se soit, sous les effets combinés du soleil et de la chaleur, completement évaporé, et que votre plante commence de ce fait à vous crier sa soif! Pour tendre à s'assurer qu'il s'agit bien de cela, il faudrait également observer ses feuilles. Si elles vous paraissent toutes rabougries, flétries, et qu'elles semblent baisser la tête, alors il y a fort à parier que la plante ne soit qu'assoiffée, et dans ce cas un bon arrosage remédiera au problème. (Préférez l'arroser en fin de journée ou en soirée, et si le problème venait bien de là , elle devrait déjà avoir au moins un peu relevé la tête dès le lendemain, et totalement récuperé son apparence normale au plus tard le surlendemain suivant l'arrosage).  ... Sinon, autre hypothèse probable, dans le cas ou ce phénomène ne toucherait cette fois strictement que les bourgeons. Il pourrait alors effectivement s'agir, tel que vous le supposiez, de ce que je décrivais plus haut, dans mon précédent message, comme "la periode de berne ou de depression" qui accompagne souvent la plantation d'une plante juste après son acquisition, et qui est induite par sa necessaire adaptation à ses nouvelles conditions de culture. Et dans ce cas, pour le coup, rien d'autre à faire que d'attendre qu'elle reprenne le dessus, en prenant soin, en attendant, à ce qu'elle ne manque de rien ni ne subisse aucune attaque de maladie ou de nuisible. D'autant que dans votre cas, même si votre Jasmin était entreposé à la vente en exterieur, ce qui limite déjà pas mal la différence de climat en comparaison des situations ou les plantes sortent d'une serre, il n'en demeure pas moins que votre Jasmin doit tout de même s'adapter à ses nouvelles conditions (exposition, situation de votre balcon en comparaison de la situation dans laquelle il se trouvait, cet à dire ensoleillement, hygrométrie ambiante, vent...etc), mais il doit de surcroit ici, en l'occurence, également faire face à ce subit et récent changement de température que subit actuellement quasiment la France entière! Et donc, comme je le disais, dans pareil cas rien d'autre à faire que de patienter et de le bichonner en attendant qu'il se rétablisse et reprenne le dessus, en éssayant surtout de ne pas le déplacer, de trop ou pas assez l'arroser, bref, de lui apporter toute la stabilité dont il a besoin pour prendre ses nouvelles marques. (Les plantes sont en fait un peu comme les enfants, plus on leurs offrira une certaine stabilité, cet à dire des conditions et habitudes de vie fixes et routinières, et plus elles seront équilibrées et pourront de ce fait se développer et s'épanouir sainement. A contrario, plus on les déplacera, manipulera, et plus leurs tailles, rempotages, ou arrosages, interviendront de façon aléatoire et inopinée, et plus elles auront tendance à nous poser des problèmes! ).
... Et enfin, la troisième et dernière hypothèse que je vois, mais pour le coup, beaucoup moins réjouissante celle là ...c'est que l'apparent déclin des bourgeons soit imputable à la lune rousse!!!  En effet, il faut savoir que nous sommes actuellement en pleine periode de lune rousse.  Alors, avant d'en revenir aux éventuels effets sur ledit Jasmin, l'emploi ici de ce terme nécéssite quelques explications afin d'éviter toute méprise ou confusion.... (et mince! j'suis encore pas tombée sur le thème qui me permettra de faire court! Mais les idées reçues à propos de ce sujet sont tellement nombreuses, et les méprises tellement fréquentes, que je ne me sens pas de l'aborder et d'y faire référence sans au préalable préciser quel sens j'entends pour ma part lui attribuer. Du coup, c'est parti mon quiqui pour une explication en plus! )
Grosso-modo, quel rapport entre jardinage et lune rousse ...(du coup pour ceux qui savent ce qu'est la lune rousse, vous pouvez vous dispenser de lire la tartine qui suit ) Ce que l'on appelle la periode de la lune rousse correspond à la lunaison qui intervient de suite après Paques, voir, plus grossièrement, à une periode démarrant à la nouvelle lune d'avril pour finir à la nouvelle lune de mai. (lunaison = période qui sépare une nouvelle lune de la nouvelle lune suivante, soit un cycle lunaire complet). Cette époque est extrêmement redoutée de tous jardiners et cultivateurs car elle correspond à une période de l'année ou, bien que les températures de l'air et du sol se soient déjà significativement réchauffées, il peut néanmoins encore y avoir des risques de gélées, alors appelées "gelées tardives", et plus particulièrement les nuits ou le ciel s'avère bien dégagé. Ce phénomène pourra alors parfois surprendre le jardinier amateur, qui, ayant déjà éffectué ses semis, ne saura se méfier de cette période, d'autant qu'elle s'avère le plus souvent en corrélation avec l'arrivée des premières journées vraiment chaudes et ensoleillées du printemps...les gens, ainsi encouragés par la douceur printanière, laissent alors leurs jeunes semis à l'exterieur durant la nuit, et retrouvent au petit matin leurs jeunes pousses toutes roussies par les petites gelées nocturnes! (apparemment, d'ou l'appelation de "lune rousse", la lune qui ferait roussir les jeunes pousses (roussir sous entendant ici geler, bruler, ou encore cuire la végétation qui, lorsqu'elle a subit ce gel, prend cette couleur si révelatrice, et sachant que la lune n'est en rien la cause de ce gel, mais juste un élément qui permet d'identifier les nuits à risque, tel que je l'expliquerais ci après)....ceci étant, bien que j'ai éffectivement lu cela, je dis tout de même "apparement" car les légendes et dictons afférents à l'appelation ainsi qu'aux origines de la lune rousse s'avèrent nombreux et parfois totalement divergents ).
Cependant, il ne faut pas tomber dans le panneau de la légende urbaine qui accompagne ce phénomène, et qui induit que certains pensent encore, à tort, que c'est la lune qui, uniquement du fait de son rayonnement, serait ici responsable du gel des plantes.....en réalité, la lune n'est en rien responsable de ce phénomène météorologique, et ne fait finalement partie de l'histoire que parce que l'époque de l'année désignée comme période de la lune rousse, soit la première lunaison juste après Paques, s'avère être en corrélation exacte avec la période de l'année durant laquelle il risque effectivement de se produire des gelées tardives, et qui englobe d'ailleurs également la periode des Saints de glace pour les gens de la moitié nord de la France, ainsi que la période des Cavaliers de glace pour les gens résidants dans le sud de la France. Cette distinction entre les traditions et dictons des moitiés nord et sud de la France s'explique logiquement par les différences de climat ....tandis que dans la moitié nord, les dernières gelées tardives sont à craindre jusqu'à fin mai, et sont ainsi symbolisées par les Saints de glace, dans le sud, en revanche, les dernières gelées tardives et surtout les possibles averses de grêle sont à craindre plutot de fin avril à début mai et font donc ainsi référence non pas aux Saintes glace mais aux Saints Cavaliers appelés aussi parfois Saints chevaliers. De ce fait, il n'est pas rare qu'un natif de la moitié nord du pays ignore l'existence des Saints Cavaliers, et qu'un natif de la moitié sud n'ait de son coté jamais entendu parler des Saints de glace.
Ainsi, pour plus de clareté, j'en profite pour insérer les dates de début et fin de chacune de ces periodes....
- Lune rouse >>> précisément de la première nouvelle lune après Paques à la nouvelle lune suivante. Et, plus largement, ainsi que plus prudemment, se méfier des gelées tardives de début avril jusqu'à minimum la mi mai, voir même carrément jusqu'à la fin mai pour être vraiment tranquille. - Saints de glace >>> Saint Mamert, Saint Pancrace, et Saint Servais, respectivement les 11, 12, et 13 mai.....plus parfois, dans le cas de régions au climat particulièrement rude, un quatrième Saint fait son apparition dans leurs liste, et pour lequel l'identité du quatrième Saint évoqué diffère toujours selon la région en question. Cette spécificité régionale confère du coup la même proprieté aux Saints de glace qu'aux trois mousquetaires, cet à dire d'être partis à trois au départ, et de se retrouver finalement à quatres à l'arrivée. - Cavaliers de glace >>> Saint Georges, Saint Marc, Saint Eutrope, Saint Phillipe, Saint Jean Porte Latine, respectivement les 23, 25, et 30 avril pour les trois premiers, et les 3 et 6 mai pour les deux derniers. En outre, ici aussi, selon les différentes régions méridionnales, il n'est pas rare de voir ajouté à cette liste un ou plusieurs Saints supplémentaires selon les dates connues comme étant à craindre dans telle ou telle région, et sachant que pour le sud ce n'est pas tant les gelées qui sont à craindre mais aussi et surtout les averses de grêle. Ceci étant, la periode des Saints Cavaliers s'étend globalement du 5 avril au 6 mai.
Woilà ! On aura compris que selon les régions, les références à ces Saints ne sont en réalité que des moyens mnémotechniques permettant de se souvenir à quelle periode risquent éventuellement de se manifester les derniers sursauts de l'hiver. 
Ceci dit, inutile de chercher ces fêtes dans le calendrier contemporain , du fait que l'église les a depuis longtemps remplacées afin de tenter par ce biais d'annihiler les croyances qui les accompagnaient, et qu'elle considérait bien sur comme étant entachées de fondements païens , alors qu'en tout état de cause ce ne sont en réalité que des observations météorologiques et populaires qui ont permis de leur donner naissance, car les gens d'alors avaient constatés qu'une brutale chute de la température nocturne survenaient aux alentours de ces trois journées précises chaque année. Enfin, il est à noter que ces nuits à risques se produisent aujourd'hui quelques trois semaines plus tôt dans l'année qu'il y a par exemple 40 ans, peut être est ce là une des conséquences du réchauffement climatiques... ...bref, le fait est que par rapport à l'époque de création du mythe, les dates exactent des Saints de glace ne correspondent plus, mais néanmoins, les jardiniers comme les météorologues (pourtant habituellement peu soucieux de ce genre de proverbe ) ne nient pas qu'il existe effectivement une periode ou les nuits peuvent s'avérer bien plus froides, et qui peut survenir de la fin de l'hiver jusqu'à la fin mai. Sachant toutefois qu'en fait il n'y a bien sur pas que durant avril et mai que les gelées tardives peuvent survenir, mais qu'en revanche, durant les mois précédents, le jardiniers s'en moquera éperdument, du fait que durant ces mois, si semis il y a, ils se feront sous châssis, en serre, ou à l'interieur, et comme la majorité des végetaux plantés à l'exterieur n'auront quand à eux pas encore commencés à redémarrer, il n'y aura ici non plus aucun bourgeon ou jeune pousse qui risquerait d'être gelé!  Du coup, je pense qu'il vaut mieux par prudence laisser tomber nos fameux Saints ainsi que les trois nuits précises qui leurs correspondent, pour se méfier d'avantage d'un periode plus large, en l'occurrence, la periode de la lune rousse, et compter qu'elle s'étend grosso-modo d'avril à mai!
Pour conclure , il appartient de mentionner les causes réelles de ce phénomène météorologique, qui s'explique par le fait qu'au début du printemps les journées sont déjà assez chaudes, tandis que les nuits restent quand à elles assez fraiches. Par conséquent, une fois la nuit tombée, les matériaux ainsi que les végétaux vont narurellement restituer et liberer toute la chaleur qu'ils ont emmagasinés durant la journée, cette chaleur va ainsi se dissiper dans l'atmosphère, et, dans le cas ou la nuit serait suffisament couverte, cela va induire que la température nocturne se réchauffe au niveau du sol grace à l'effet de serre provoqué par la couche de nuages. Par contre, en cas de nuit dégagée, qu'il sera donc aisé de remarquer du fait que ces nuits là on parvient à apercevoir distinctement la lune , la couche nuageuse ne pouvant cette fois remplir son role d'écran permettant un effet de serre, la chaleur accumulée par les végétaux et par les matériaux va alors se disperser dans l'espace, et comme de cette fois rien ne s'opposera au refroidissement nocturne, les températures au sol vont alors se mettre à chuter brutalement en engendrant ainsi parfois le gel des jeunes pousses et bourgeons, et ce, parfois même sans que les températures ne descendent en dessous de zéro. En outre, il faut bien avoir en tête que plus la journée aura été chaude et belle, et plus grands les risques de gelées seront la nuit suivante, d'autant plus encore si en début de nuit se lève un petit vent frais souvent présent en fin de soirée à cette periode. Il faut bien noter que ce n'est pas tant le fait que les températures soient négatives ou proches de zéro qui fera geler les végétaux, que la différence notable entre les températures enregistrées en fin de journée et le subite refroidissement qui accompagnera soit la tombée de la nuit, soit le levé du jour (car c'est aussi fréquemment au petit matin juste avant l'aube que se produisent ces petites gelées tardives), et bien que souvent la température exterieure ne descende même pas en dessous de zéro, les plantes vont quand même geler du fait du choc thermique qu'elles subissent en étant ainsi parfois confrontées en l'espace d'à peine quelques heures à des écarts de températures pouvant parfois aller jusqu'à 20 degrés de différence! Enfin, tant qu'on y est , j'en profite pour ajouter ci après quelques dictions mnémotechniques, et qui permettront par conséquent de se rappeler plus aisément des Saints à craindre : "Les trois saints au sang de navet, Pancrace, Mamert et Servais, sont bien nommés les saints de glace, Mamert, Servais et Pancrace" "Saints Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace" "Saint-Servais, Saint-Pancrace et Saint-Mamert font à eux trois un petit hiver" "Saint-Mamert, Saint-Servais, Saint-Pancrace, de leur passage laissent souvent trace" "Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace" "Avant Saint-Servais : point d'été, après Saint-Servais : plus de gelée"
Et, pour la route, deux dictons météorologiques qui n'ont quand à eux rien à voir avec la lune rousse ou les Saints de glace, mais qui en revanche peuvent indiquer quelle sera la météo du prochain été : "Saint-Gervais quand il est beau tire Saint-Médard de l'eau"
Ou son équivalent dans ma région, et que dont j'ai pu personnellement vérifier la véracité aux cours des dix dernières années : "quand il pleut à la St Médard, il pleut 30 jours plus tard, à moins que Barnabé ne lui coupe l'herbe sous le pied!" Traduction >>> Si il pleut à la St Médard cela veut dire que l'été qui suivra sera plutot couvert et froid (d'ou le "il pleut 30jours plus tard", donc au début de l'été), à moins que Barnabé ne lui coupe l'herbe sous le pied, cet à dire à moins qu'il fasse beau à la St Barnabé et que Barnabé ne contredise ainsi Médard, ce qui pourrait engendrer qu'il reste encore une chance que ne s'inverse cette tendance. Par contre, si il fait beau à la St Médard comme à la St Barnabé, pas de souci, le soleil et la chaleur aux cours de l'été suivant seront assurés , mais si jamais il faisait mauvais au deux Saints , cela annoncera que l'été prochain a de bonnes chances d'être pluvieux, froid, et tout pourri, et qu'on peut assurément déjà sortir les parapluies! Ce dicton m'a été rapporté par une vieille Bretonne du coin tandis que je n'avais que 19 ans, et cela fait donc un peu plus de dix ans que je m'amuse chaque année à observer le temps qu'il fait à ces deux fêtes, et à chaque fois, les pronostics qu'elles ont annoncé se sont dans ma région toujours confirmés!
Maintenant, pour en revenir au stricte cas de votre Jasmin, et, sachant maintenant ce que l'on sait au sujet de la periode dans laquelle nous venons d'entrer (même si Paques n'est pas encore passé, le beau temps de ces dernières semaines nous expose fatalement quand même à ce phénomène météorologique), on pourra comprendre et envisager que peut être, si jamais votre Jasmin avait subit lors d'une de ces dernières nuits une de ces fameuses petites gelées tardives, ses jeunes bourgeons auraient alors été les premiers touchés et auraient éventuellement pu avoir gelés. Ceci dit, si tel était le cas, au bout d'au maximum une semaine vous verriez lesdits bourgeons commencer à roussir et à se déssècher, et il n'y aurait alors plus rien d'autre à faire que de couper proprement les parties ainsi touchées par le gel, mais, sans avoir constaté cet aspect roussi et déssèché, il conviendra alors à contrario d'écarter définitivement cette hypothèse. A noter tout de même que pour les nuits à venir et ce au moins jusqu'à la mi mai, si jamais vous estimiez qu'il pouvait peut être y avoir un risque de petites gelées, il conviendrait alors de prendre le minimum de précaution afin de protéger les frêles petits bourgeons en recouvrant la plante d'un simple voile d'hivernage, voir même en ne protègeant que les bourgeons et les parties rendues sensibles du fait qu'elles sont encore toutes jeunes, en les emballant dans de petits sacs fabriqués dans du voile d'hivernage et fermé autour des parties les plus sensibles à l'aide d'élastiques.
Enfin, pour aborder maintenant le sujet des Buis, je les planterais pour ma part dans des contenants juste un peu plus grands que leurs pots d'origines, le plus important dans le cas des Buis étant surtout de leur assurer un excellent drainage du fait qu'ils détestent avoir les pieds (racines) dans l'humidité. (pots bien percés au fond, ainsi qu'une bonne couche de billes d'argile ou de graviers ) En outre, et à contrario, malgré ce que disent bon nombre de vendeurs, qui les présentent souvent comme des plantes ne nécéssitant que peu d'arrosage et résistants très bien à la sécheresse, il apparait que même si certes les Buis ne demandent pas autant ni aussi souvent d'eau que la majorité des plantes fleuries, ils n'en restent pas moins qu'en periode de fortes chaleurs et de sécheresse, lorsqu'ils viennent à manquer d'eau, ils se mettent en réalité à cramer à vitesse grand V. Du coup, durant un été assez chaud, il vaut mieux veiller à bien régulièrement les arroser, et si il advenait que l'on s'absente, par exemple à l'occasion de vacances, il ne faut surtout pas penser qu'un bon arrosage prodigué avant votre départ suffira à les abreuver durant vos 15 jours d'absence , sous peine à votre retour de retrouver vos Buis tout roussis! En effet, si vous veniez à vous absenter durant plus d'une semaine en periode de grosses chaleurs, il vaudrait mieux prévoir soit une "flower-sitter" qui viendra au moins les arroser un coup durant votre absence, soit, au minimum, de prendre soin de les placer dans une zone d'ombre et de les munir d'un goutte à goutte acheté dans le commerce, ou de la bonne vieille méthode de la bouteille au bouchon percé et plantée la tête en bas dans la terre de vos plantes.
Il convient aussi idéalement de leur appliquer un éventuel léger paillage avec soit des copeaux de bois, soit, encore mieux, des cosses de Cacao ou des paillettes de Lin, afin d'aider à ce que le sol dans lequel ils sont plantés conserve même en été une certaine fraicheur. Egalement, ils préfereront un sol plutot calcaire, mais de ce coté, il me semble que le simple fait d'arroser à l'eau du robinet devrait suffire à leur en apporter déjà une bonne quantité, si tant est bien sur que dans votre région l'eau du robinet soit suffisament calcaire. Et ceci ne valant évidemment plus dans le cas ou le substrat que vous leur auriez choisi se révelerait plutot acide car l'acidité du sol empecherait dans ce cas que le calcaire ne s'y fixe. (Puisqu'en chimie des sols on commet d'ailleurs fréquemment l'erreur d'opposer des sols acides aux sols calcaires, au lieu de les opposer de façon plus appropriée aux sols alcalins. Cette erreur venant bien entendu du fait qu'un sol ne pourra être à la fois acide et calcaire, puisque son acidité empechera à la longue le calcaire de s'y fixer ). Maintenant concernant leur lenteur de croissance, il est exact qu'ils ne poussent au mieux que d'une dizaine de centimètres par an, et que même si il peut s'avérer que certaines branches aient une croissance parfois plus importante au début du printemps, il n'en reste pas moins que cela ne concernera que quelques branches isolées, mais que quoi qu'il en soit la touffe en elle même ne grandira jamais plus d'une dizaine de centimètres par année.
Voili, voilou, c'est à peu près tout ce que je sais sur le sujet!  nogad a écrit: Dolly44 a écrit: Concernant le soleil violent, je te conseille le Dipladénia! Très joli le dipladenia, et ça m'intéresse beaucoup. J'aime beaucoup la couleur rose. Est-ce que vous pensez qu'il est obligatoire de le protéger en hiver ici à Rennes ?? un voile d'hivernage suffit-il ? Je n'ai pas du tout de place pour le rentrer. Ce serait pour le mettre sur une terrasse exposée sud-est. Du coup j'hésite avec le jasmin, c'est l'un ou l'autre. Merci Coucou Nogad! Moi aussi j'aime beaucoup le Dipladénia à fleurs roses voir même avec les fleurs blanches aussi ils ne sont pas mal , mais, pas de bol, justement celui qu'on m'a offert est à fleurs rouges!!! Enfin, même en rouge, et pour quelqu'un qui n'aime pas les fleurs rouges, je dois quand même reconnaitre qu'il n'est pas vilain non plus.
Perso, je possède cette plante depuis pilpoil un an, puisqu'elle m'a été offerte en mars de l'année dernière, et, justement, concernant l'hivernage j'aurai des choses à dire! (en même temps, la Dolly qui n'aurait rien eu à raconter, je suis sure que ça vous aurait vachement étonnés!!! ) En fait, lorqu'on me la donné je ne connaissais absolument pas cette plante (d'une manière générale j'aime po trop les hybrides, alors forcément... ). Du coup je me suis rencardé et ai fait pas mal de recherches, et partout elle était présenté comme une plante limite d'interieur, qu'on pourrait éventuellement sortir l'été en terrasse, ou alors comme une plante à installer en véranda, mais quoi qu'il en soit ne supportant abolument pas le froid et donc fatalement encore moins le gel.
Cependant, sachant que j'habite en appartement et qui plus est en plus en rez de jardin, et que la luminosité en hiver à l'interieur de mon logement doit s'apparenter à peu près à celle d'un grotte , j'ai eu de suite pleinement conscience que le simple fait de rentrer mon Dipladénia chez moi à l'arrivée de l'automne ne lui confererait assurément pas les meilleures chances de survie, puisque je pouvais largement supputer que si ce n'était pas l'air sec et surchauffé produit par les radiateurs qui suffisait à le faire décliner, ce serait alors surement le manque de lumière qui se chargerait de contribuer à l'achever, mais qu'en tout état de cause, si je voulais être certaine de le préserver, il me fallait trouver une autre solution que l'hivernage en interieur.
Du coup, l'automne venu, je me suis dis que j'allais dans l'immédiat le laisser sur ma terrasse, en prenant toutefois soin de le placer dans un coin le long d'un mur, de façon à ce qu'il ait au moins un toit sur la tête, et en plaçant une plaque de polystyrène entre le cul du pot et le sol de ma terrasse afin de l'en isoler, et puisque ce dernier est constitué chez moi de dalles en pierre qui conduisent et restituent donc parfaitement le froid (ou la chaleur), et que j'attendrais ensuite la dernière limite pour le rentrer....et après avoir décidé ça, je me suis mise à attendre, et à l'observer régulièrement au grée des baisses de température, à l'affût du moindre signe de faiblesse qui aurait pu réveler que mon Dipladénia tentait de me dire "Au secours maman j'ai froid!!! ", et c'est ainsi que j'ai vu successivement les mois passer...les températures baisser...puis, les premières neiges tomber (fin novembre)....puis, un peu plus tard, l'hiver arriver...et que je guéttais, toujours à l'affût du moindre signe, mais que j'avais beau regarder , absolument rien ne se passait!  Pourtant, parallèlement mes petites Oxalis que j'avais oubliées dehors une nuits ou deux avaient quand à elles déjà quelques branches qui avaient gelées, mais du coté du Dipladénia absolument rien ne semblait encore souffrir ni vouloir geler. C'est ainsi que rendu à la fin décembre j'ai finalement décider de le laisser ainsi dehors, en continuant toutefois à régulièrement zyeuter au cas ou il se mettrait à décliner.
Et c'est donc ainsi qu'à présent, je peux dire que mon Dipladénia à finalement passé tout l'hiver dehors , et que bien que n'ayant même jamais vu le moindre voile d'hivernage, il se porte aujourd'hui comme un charme!
Alors, bien sur, il y a bien deux ou trois petites "antennes" filasses qui ont tout de même gelées sur leurs parties les plus tendres et les plus jeunes, mais je les ai simplement taillées environ 5 à 10cm en dessous de leur point de gel, et dès le mois de février elles se sont remises à pousser!  (lorque je parle des petites "antennes" je veux désigner ainsi les pousses que le Dipladénia fait lorsqu'il entreprend de grimper le long de son support, et qui, avant de devenir de vraies branches semi-aoutées vont d'abord avoir l'aspect de petites pousses toutes fines qui dépassent largement du reste de la plante et qui semblent ainsi donner l'illusion qu'il est en train de lui pousser des antennes! ).
Voili, voilou!
Alors même si j'ai conscience que la méthode ne s'avère pas très académique, ni franchement des plus prudentes , le fait est que cette experience m'aura tout de même permis de constater que le Dipladénia n'est de toute évidence pas une plante aussi chochotte que ce qu'on veut bien le raconter, et que pour peu qu'on prenne soin de stopper les arrosages à temps, cet à dire suffisament longtemps avant les periodes de gel, et d'isoler son pot de la froideur du sol, on peut apparemment aisément dans nos régions lui faire passer l'hiver sur un balcon ou une terrasse. (D'ailleurs, au passage, et tant qu'on est dans le registre des plantes considérées comme assez chochottes, j'ai cet hiver également fait hiverner les Pélargonium de mon père sur son balcon situé au troisième étage, en prennant par contre soin pour eux de leurs appliquer papier à bulles autour du pot et voile d'hivernage sur la tête, et qu'ils sont à présent magnifiques et tout en fleurs depuis déjà plus d'un mois! ) Bien sur, pour l'année prochaine, j'envisage tout de même cette fois de recouvrir mon Dipladénia d'un voile d'hivernage (va pas non plus jouer avec le feu quand même! ).
Du coup, comme je vois que vous êtes localisé aux environs de Rennes, je n'ai pas besoin de vous expliquer ou se situe La Baule, ni de vous décrire les conditions pourtant assez exeptionnelles du dernier hiver qu'on à subit , en revanche je vous conseillerais juste de faire preuve d'un petit peu plus de prudence que moi, principalement du fait que vous habitez contrairement à moi plutot dans les terres et que les gelées peuvent par conséquent y être un peu plus sévères. 
Sinon, concernant maintenant la culture du Dipladénia d'un point de vue plus général, c'est une plante qui a besoin d'une bonne dose de soleil pour fleurir correctement, qui ne craindra évidemment pas un soleil même brulant, et qui adore les brumisations du fait qu'à l'origine elle vit sous un climat plutot tropical et combinant donc chaleur et hygrométrie assez élevées.
Wala!
Sur ce je vous souhaite à tout les deux un bon dimanche, (par ce beau soleil , moi, je m'en vais vite faire un tour au marché aux fleurs qui se tient ce week end à 500 mètres de chez moi ), je vous dis sans doute à bientot, et kénavo!!!
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