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Merci pour tous ces bons conseils que...j'ai déjà appliqués il y a moult années, en vain. La première année cela semblait bien parti, puis malgré tous mes soins la terre n'a rien produit.
Pour vous situer les lieux :
A droite de l'entrée du jardin, il y a une planche assez étroite, celle où se trouve le pommier il y a aussi un forsythia,un kholkwitzia, un lilas sauvage; j'avais essayé de mettre des cassissiers, rien à faire, ni même des framboisiers.
Coupe vent ? impossible, le vent dominant vient de l'Ouest, et c'est précisément là que se trouve le chemin vicinal qui passe devant l'entrée. Comme les canalisations et les compteurs (EDF, Eau, Téléphone) se trouvent sur la mince bande de terre de l'entrée, il m'est impossible de mettre des buissons.
Pour la terre : plusieurs années de suite j'ai fait mettre du fumier, mouton d'abord, puis cheval, rien n'y a fait, même l'herbe refuse de pousser, à part quelques brins ici ou là .
De l'autre côté de l'allée, soit du côté gauche, j'ai mis des pyracanthas pour faire une barrière,mais à cause du vent glacial l'hiver qui arrive droit dessus, j'ai quand même été obligée de mettre des canisses pour les protéger sinon ils gelaient ainsi des cornouillers qui sont derrière eux le long de l'allée. En plein milieu il y a un énorme pin à trois troncs. Là , ont très bien poussé : un cognassier du Japon - il est énorme - un rosier Ferdy, retombant, très gros aussi, un wégélia, qui tout doucement se fait étouffer par les deux autres. Egalement dans le même coin les cassissiers qui masquent les regards de la fosse septique.Toujours sur cette même planche mais vers l'entrée, près des cornouillers, j'avais planté un petit Junipérus qui fait maintenant plus de 4 mètres d'envergure, et un cytise sauvage qui se plaît là , et pour cause, le drain de la fosse les alimente en eau. C'est aussi sur cette planche que j'avais mis de la tourbe enrichie à l'Or Brun afin d'alléger la terre et de la nourrir, au tout début, quand le pin était encore d'une taille raisonnable, j'ai pu faire pousser : haricots verts, poireaux, betteraves, pas de salades car les racines étaient aussitôt dévorées par de petites chenilles qui vivent sous terre dont je ne suis jamais arrivée à me débarrasser; il y avait aussi des fraisiers et des framboisiers près de la maison. Les framboisiers sont morts de vieillesse, restent les cassissiers. L'arbre ayant pris de l'ampleur donne trop d'ombre pour faire pousser quoi que ce soit en légumes, seul un énorme pied de rhubarbe qui donne trois fois par an, subsiste. C'est pourquoi, l'an dernier j'avais pris la décision de faire un potager en carré, sur la planche de droite là où rien ne pousse. Les événements ont fait que j'ai été empêchée de le faire, ce sera donc pour l'an prochain, si la maison n'est pas vendue d'ici là . Je ferai venir de la bonne terre.
A propos de "bord de ruisseau" une histoire qui me fait encore fulminer 23 ans après : ici ne passe qu'une rivière de montagne, glacée, vivante, avec très peu d'eau mais au débit rapide. Un jour je demande à un cultivateur des environs de m'apporter de la bonne terre, justement pour cette fameuse planche de droite où se trouve le pommier. Quelques jours après il arrive avec ladite terre et déverse le tout, se pait payer et s'en va. Quand je l'ai étalée je me suis aperçue que c'était uniquement de l'argile ! et elle a fini de pourrir la planche à tout jamais ! Cet homme habitué à voir la terre du haut de son tracteur, de faire la fenaison uniquement, n'y connaissait absolument rien en terre. Je m'en suis aperçue trop tard en parlant avec lui, il ne savait pas du tout reconnaitre une terre cultivable, riche, et une terre argileuse, pour lui tout était de la terre, un point c'est tout ! j'ai failli en tomber raide ! Autour de moi, personne ne cultive quoi que ce soit à part des plantes en pots. Donc j'ai fait figure de pionnière et de douce illuminée quand j'ai commencé à mettre tout ce que j'ai décrit plus haut ! Je crois que je ferais mieux de m'arrêter là , sinon je vais vous écrire un bouquin complet...
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