papyjo1 a écrit:
La différence est uniquement la facilité
A moins que ça ne fermente en sortant de la presse et même dedans puisque l'extraction s'étale sur une dizaine de jours, la différence, elle doit être la même qu'entre jus de pomme et du cidre, un jus de raisin et un vin très jeune...
il s'est passé une fermentation au cours de laquelle des éléments ont été transformés, des milliards de bactéries se sont développées ...
papyjo1 a écrit:
Compter une moyenne de dix jours pour le jus au lieu de 20 à 30 jours pour le purin
30 jours, c'est la durée pour le putréfier et le rater. (je comprend mieux pourquoi tu conseilles sur l'autre sujet de mettre du lithotamne pour diminuer l'odeur.)
chez moi, je le fais en 10 jours, 12 maxi.
Voici l'extrait fermenté que je fait actuellemnent avec de l'ortie.
nous en sommes au 8me jour.
Des feuilles et tiges hachées bien fin :

je peux les prendre en main car contrairement à l'idée reçue, ça ne pue pas. ça sent encore un peu la plante, l'odeur de pisse de vache caractéristique commence à apparaître.
Pour obtenir cette fermentation homogène et saine, outre la finesse de la coupe, j'utilise
- une eau de pluie et un récipient neutre,
- une vieille résistance d'aquarium réglée à 21 degrés qui assure une température stable et optimum,
- un bulleur d'aquarium qui brasse et oxygène l'ensemble 24/24, favorisant les bactéries aérobies et que je complète par des brassages manuels au moins 2 fois par jour. Les premiers jours, le bulleur est réglé très bas car sinon, la mixture mousse trop et déborde ! (je suis en train d'essayer de bricoler une espèce de grille en plastique pour empecher les morceaux de grimper, et un système amovible pour relever la hauteur du récipient pendant les premiers jours, afin de pourvoir activer le bulleur à pleine patate dès le début)

au 8me jour, ca donne ça :

L'écume est surtout formée par le bulleur, car l'activité à commencer à ralentir et l'extrait ne pétille presque plus actuellement.
encore deux jours, le temps que l'odeur "animale" se confirme, que les morceaux de feuilles soit méconnaissables et qu'il ne reste que quelques fibres de tiges, et je filtre. Inutile d'attendre plus longtemps, ce serait risquer la putréfaction.
Et pour répondre aux insinuations douteuses, voici la douzaine de consoudes qui poussent chez moi:
(mais j'en ai surtout planté une trentaine dans la nature, dans les friches ou je vais habituellement cueillir ortie, prèle etc... mais chuuuut !
) Tout celà coute de l'électricité, chez nous c'est chauffage nature quand il y en à et brasage à la main.