En dehors d'équipements spécifiques - je ne sais pas s'il y en a en service en France - j'ai du mal à concevoir la chose. Imaginons un petit immeuble avec espace vert dont les propriétaires acceptent:
-la présence d'un ou de plusieurs composteurs spécifiques dans l'espace vert
-le fait de se croiser à toute heure de la journée dans l'escalier ou l'ascenceur, le seau en inox à la main!
Guère imaginable... Quant à installer sur une grande échelle des installations spécifiques, il faudrait une volonté politique forte. Quand on voir l'incapacité (et le manque de bonne volonté) à obliger les industriels à réduire leurs emballages pour les produits manufacturés et alimentaires, on n'est pas bien parti...
Par contre, si toutes les personnes habitant en maison individuelle utilisaient des toilettes sèches, j'aimerais bien savoir:
-quel serait le volume d'eau économisé
-quel serait le tonnage de matière organique disponible pour les cultures (jardins ou agriculture)
-quel serait le tonnage de sciure nécessaire et la capacité réelle en la matière.
Ce dernier point peut laisser entendre que si les toilettes sèches se généralisaient sur une grande échelle, la version simplissime, économique et efficace dans laquelle urine et fèces se mélangent dans un seau, neutralisées par un fort apport de carbone sous forme de sciure, atteindrait ses limites. On pourrait trouver des substituts à la sciure (autres produits carbonés; cartons non imprimés déchiquetés par exemple) mais il faudrait sans doute creuser alors d'autres solutions techniques... qui, à terme, pourraient concerner le cadre urbain.
Bref, je pense que les toilettes sèches sont pour le moment une démarche rurale et uniquement rurale et son application en zone urbaine est liée à sa généralisation en zone rurale.
Oncle Fritz