j'ai peur que tu m'aie lu un peu vite.
le point commun qu'ont, en ville, le gaz, le tout à l'égout, et peut -être un jour les toilettes sèches, c'est qu'il sont le résultat d'un plan global d'urbanisme préalable, et non d'une somme d'actions individuelles.
Le tout à l'égout est sans doute un grand progrès de confort, et il a été un progrès sanitaire de proximité au début puisqu'il a permis au gens ne ne plus balancer tout et n'importe quoi par la fenêtre et de nettoyer des rues qui étaient dans certains endroits des cloaques. Certains endroits seulement! en fait les quarties populaires pour lesquels on ne dépensait pas un sou pour nettoyer, tandis que d'autres quartiers étaient maintenus propres, et sans tout à l'égout!
Mais ce tout-à-l'égout, on en voit les limite dans notre siècle de surpopulation. Il ne règle pas un problème, il l'escamote. Et aujourd'hui ce problème nous revient dans la figure! Ce qu'on évacue par nos wc nous revient par le robinet : notre eau potable contient des eaux domestiques retraitées qui ne sont pas fiables:
Citation:
Le désinfectant le plus utilisé dans ce but est le chlore, mais il se conjugue aux matières organiques présentes dans l’eau pour donner des molécules organo-chlorées (SPCD, sous-produits chlorés de désinfection) suspectées de provoquer des cancers de la vessie, de l’appareil digestif, et de graves troubles de la reproduction (avortements, malformations congénitales, etc.). Il y a d’autres moyens pour détruire les pathogènes dans l’eau, mais moins efficaces et tout aussi sujets à caution. Les responsables de la qualité de l’eau se défendent des critiques en expliquant que la chloration évite beaucoup plus de maladies qu’elle n’en provoque, ce qu’on veut bien entendre, mais pourquoi faudrait-il se résigner à choisir entre la peste et le choléra ?
Et il menace de revenir par nos assiettes, a travers l'épandage dans les champs des boues des villes non compostées ou de ces galettes de m.. séchées. Et évidemment, n'imaginez pas vous baigner dans une rivière au hasard comme on pouvait encore le faire au debut du siècle.
Le tout à l'égout est un problème de santé publique larvé, qui englouti des sommes d'argent énormes, parce qu'il repose sur une incohérence : nos déjections n'ont rien à faire dans l'eau !
Incohérence hygiénique, incohérence agricole et environnementale aussi. Ce qu'on prend au sol et qui nous nourrit ne lui est pas rendu, mais fini à terme majoritairement dans les océans...