Page 4 sur 4

Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elle

Publié : ven. 27 nov. 2015 14:26
par bibiloba
Pour répondre à Landscaper (tu as vu, à Saint-Maur, le poster montre un râteau à feuilles ! Na !), un thésard, peut-être, mais mon grossiste en quincaillerie pèserait (ou plutôt me suggérerait de peser) cent grammes de feuilles sèches et de les compter. Puis de multiplier par... Le principe du comptage dans les manifs est à peu près le même.
Singha va nous faire le calcul ?

Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elle

Publié : ven. 27 nov. 2015 14:46
par bourru07
Je ne connais pas d'études faites sur le sujet mais avec quelques approximations faites, à la grosse louche, on peut peut être cerner l'ordre de grandeur.
  • 1- On admet généralement en arbo fruitière qu'un arbre de plein vent normalement taillé, superpose, plus ou moins, trois couches de feuilles de feuilles au rayons du soleil.
    2- La canopée de ton platane de 7m de haut a, grosso modo, un diamètre de 12 m,
    soit une surface projetée d'environ d'environ 100m2. Soit une surface totale de feuilles de
    3 x 100 = 300 m2.
    3- En évaluant la densité des feuilles sèches par comparaison au papier courant (80g/ m2)on peut penser que la feuille de platane, plus épaisse, serait vraisemblablement de l'ordre de 120g/ m2.

Soit une masse de feuilles sèches, tombées, 300 m2 x 0,12 kg/m2 >> de l'ordre 36kg.
Vu les incertitudes cumulées, une fourchette pifomètre de 12 à 100kg pour ton arbre.
A critiquer, pour envelopper mieux... :wink:
Question subsidiaire :
Vu la masse à balayer, et supposant que ton agent voyer met cinq minutes à nettoyer sous son arbre, quel sera sa consommation de gamay à l'heure???
:lol:

Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elle

Publié : ven. 27 nov. 2015 14:53
par Singha
bourru07 a écrit :
Question subsidiaire :
Vu la masse à balayer, et supposant que ton agent voyer met cinq minutes à nettoyer sous son arbre, quel sera sa consommation de gamay à l'heure???
:lol:
Je ne suis pas d'accord avec la police que tu as utilisée.
On sait maintenant pourquoi elles tombent, on sait également combien elles pèsent approximativement, reste à savoir combien elles coutent en gamay ...... :lol: :lol:
Je pense qu'il faut changer l'unité..... on ne doit plus parler d'arbre mais de rue :lol: :lol:
A discussion......

Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elle

Publié : ven. 27 nov. 2015 19:02
par bourru07
    • Singha a écrit :Je ne suis pas d'accord avec la police que tu as utilisée.
Laisse donc la police faire son boulot.
C'est l'état d'urgence, non ? :wink:

Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elle

Publié : ven. 27 nov. 2015 19:41
par Singha
bourru07 a écrit :
    Laisse donc la police faire son boulot.
    C'est l'état d'urgence, non ? :wink:
    :top: :top: :lol: :lol:

    Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elle

    Publié : ven. 27 nov. 2015 20:59
    par bibiloba
    Mais oui, nous avons une tradition policée et courtoise. Tout assureur peut vous le confirmer : même les constats sont et doivent rester amiables.

    Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elle

    Publié : mer. 02 déc. 2015 8:04
    par daniele 43
    la marcescence est un phénomène étonnant ... la raison ??? peut-être protéger mieux encore les bourgeons ???
    Autre curiosité : certains saules conservent le pétiole , et seul le limbe de la feuille tombe.
    Ces arbres conservent longtemps la base du pétiole vivante, en amont de la zone morte.Donc la feuille morte reste accrochée....

    Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elle

    Publié : lun. 12 juin 2017 15:02
    par Gordame
    Bonjour,

    La marcescence sert à protéger les bourgeons du froid l'hiver. Ce type de feuillage résiste très bien au vent et au gel, elle reste très bien accroché l'hiver ! Explication ici de cet article de la SBF (Société Botanique de France) :
    Société Botanique de France sur la chute des feuilles marcescentes par M. LECLERC DU SABLON

    Les feuilles de certains arbres, tels que le Hêtre ou le Chêne se dessèchent dès l'automne et restent cependant encore adhérentes à la tige pendant quelque temps, souvent même jusqu'au printemps suivant ; ou leur a donné le nom de marcescentes pour les distinguer à la fois des feuilles tombantes, qui ne restent sur l'arbre que du printemps à l'automne de la même année, et des feuilles persistantes, qui restent vertes et vivantes pendant plus d'un an.
    L'étude de la chute des feuilles marcescentes présente un intérêt spécial ; il y a lieu en effet de se demander d'abord pourquoi elles ne tombent pas, comme les autres feuilles, au moment où elles commencent à se dessécher et à se faner, et, en second lieu, pourquoi à un moment donné, elles se séparent de la tige sans qu'il se soit produit dans leur aspect extérieur de changement notable. L’examen anatomique de la région du pétiole où se fait la séparation entre la tige et la feuille suffit pour éclaircir ces différentes questions. Je prendrai pour exemple le Hêtre, qui peut être regardé comme le type des arbres à feuilles marcescentes. Les résultats obtenus pourront être appliquées dans ce qu'ils ont d'essentiel aux feuilles du Charme, du Chêne et de la plupart des arbres à feuilles marcescentes.
    Sur une feuille encore verte qui ne présente encore aucune trace de jaunissement, les éléments cellulaires de la base du pétiole n'ont subi aucune modification notable ; le point précis où doit se faire la chute n'est révélé par aucun indice. En automne, au contraire, alors que la feuille est desséchée, on voit, dans une coupe longitudinale, qu'à partir d'une ligne bien nette les tissus du pétiole sont lignifiés : ils se colorent en rouge par la fuchsine et en jaune par le sulfate d'aniline de la même façon que les élément du bois. Cette lignification des faisceaux libéro-ligneux aussi bien que du parenchyme se prolonge du côté du limbe sur une longueur de 2 ou 3 millimètres, et se termine d'une façon moins nette que du côté de la tige.
    Chez un certain nombre de feuilles tombantes, on remarques bien la lignification du parenchyme, mais les faisceaux libéro-ligneux restent intacts, et assurent ainsi, pendant quelque temps encore, le bon fonctionnement de la feuille. Dans le cas qui nous occupe, non seulement le liber est lignifié complètement, mais les trachées du bois ont, dans la région considérée, leurs parois modifiées de telle sorte que leur cavité se trouve complètement obturée par une sorte de tampon ligneux. Les échanges de liquide entre la tige et la feuille sont ainsi rendus bien difficiles, sinon impossibles ; on conçoit donc que la feuille meure et se dessèche sans qu'il y ait pour cela de raison pour qu'elle se détache de la tige.
    Si vers la fin de l'hiver, au moment où la feuille va tomber, on étudie les parois des cellules encore vivantes qui avoisinent la base de la partie lignifiée, on voit qu'elles ont subi un commencement de gélification ; le bleu d'aniline leur communique en effet, après lavage à la glycérine, une légère coloration bleue et le chloro-iodure de zinc les colore moins fortement que les parois des cellules plus éloignées de la région lignifiée. Cette modification, quelque faible qu'elle soit, qui s'étend dans toute l'épaisseur du pétiole, peut en diminuer notablement la résistance, et facilite ainsi la chute de la feuille.
    On conçoit d'ailleurs qu'entre la base du pétiole mort et les tissus vivants de la tige, l'adhérence soit devenue plus faible et que les coups de vents fréquents à cette époque de l'année puissent souvent provoquer leur séparation. La plaie qui se trouve ainsi formée sur la tige ne tarde pas à se cicatriser par la lignification d'une certain nombre d'assises de cellules, comme cela se produit souvent en pareil cas.
    Il faut remarquer que dans l'étude qui précède, on n'a pas vu apparaître de méristème secondaire destiné à former des tissus qui facilitent la chute de la feuille ou la cicatrisation de la plaie. Ce sont les éléments existant dans la structure primaire qui, par l'épaississement ou la transformation chimique de leurs parois (lignification et gélification partielle), suffisent pour expliquer le mécanisme de la chute.

    Re: En marge du concours: Pourquoi les feuilles tombent-elles ?

    Publié : lun. 28 août 2017 14:05
    par Pellia
    Bonjour,
    Le froid arrive, diminution de la durée du jour, les feuilles tombent La sensibilité des espèces végétales à ces deux signaux varie grandement. Le manque de lumière ralentit la photosynthèse tandis que le froid provoque la dégradation de la chlorophylle. Il se produit alors un processus de vieillissement très rapide des feuilles. Les cellules produisent de l’éthylène. Ce gaz s’attaque à la chlorophylle et la détruit. L’éthylène fait enfler les cellules des feuilles. Le pétiole ne change pas de taille, à l’intérieur il se produit des pressions plus ou moins fortes, il se forme une zone d’abscission (une crevasse). La feuille finira par tenir que par les vaisseaux conducteurs qui ne conduisent plus rien, la feuille se mourant, elle finira par tomber avec ou sans vent. C’est du simplifié.