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Jardin sec, exposé au mistral, gélif et parfois trop arrosé!
Publié : mar. 23 févr. 2010 13:59
par Léah
Bonjour
Habitant le Gard au pied des Cévennes j'ai un climat difficile : mistral ou tramontane ; soleil et trop chaud dès juin jusqu'en octobre ; pluies abondantes -avec les fameuses vidoulardes- qui détrempent la terre (cette année très abondantes en janvier/février, et ce n'est pas fini) et de plus il peut geler jusqu'à -5 ou plus (je ne crois pas sauf exception que ça descende en-dessous de -10)
Le terrain est légèrement pentu vers le nord, et c'est tant mieux ; ombragé à l'est (malheureusement) par une haie de cyprès, qui ne servent plus à rien dès midi ; quelques chênes un peu trop loin de la maison, et un assez bel arbre à l'ouest, le seul -et précieux !) Le sol est de tendance assez argileuse, mais ne se craquèle pas l'été, il est perméable et assez drainant car sur le roc
Je suis arrivée dans un jardin envahi par de la folle avoine, une pelouse non entretenue et jaunie. Et j'ai peu à peu transformé ça en jardin, qui commence après désherbage et essais à prendre un peu une allure de jardin ; plus un peu de potager je souhaite ici vous faire partager cette expérience car elle peut servir à ceux qui se croirait en situation désespérée
Pour commencer, à ne pas faire !
Vouloir des fleurs gourmandes en eau, qui décevront malgré les arrosages : lupins, et autres aux tiges creuses ; un potager avec des haricots superbes ou des laitues
Suite à venir
Re: Jardin sec, exposé au mistral, gélif et parfois trop arrosé!
Publié : mer. 24 févr. 2010 8:18
par ailees
salut, où ça exactement ? C'est une région que je connais bien, avec pas mal de gens entre Florac et Montpellier...
à part ça c'est un climat qui permet de magnifiques jardins, d'ailleurs on a un peu le même (argile, eau en hiver, rien en été, froid jusqu'à -10, vent tout le temps.
et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on est content de notre jardin, même s'il a fallu 20 ans pour qu'il soit correct.
Re: Jardin sec, exposé au mistral, gélif et parfois trop arrosé!
Publié : mer. 24 févr. 2010 17:21
par domidom
envoie-nous des photos cela fera plaisir à voir
chez moi c'est un peu comme chez toi mais en pire ...
il n'y avait pas de terre...!!!
bientôt je mettrai des photos de mon massif dont j'avais parlé l'an denier , créé sur moitié béton moitié quelques mètres carrés de terre , après un travail de titan pour la mise en oeuvre , je l'ai garni d'annuelles qui se ressèment , avec les vivaces et arbustes . j'ai eu de la perte , j'ai fait des transfert car ayant installé un tuyau poreux , certaines plantes n'ont pas apprécié . en ce moment j'attends le démarrage , les bulbes sortent, et je n'arrive plus à distinguer les mauvaises herbes des vivaces qui pointent ... on verra
je joins 2 photos de fin aout 2009 . la fille , c'est la mienne qui joue au top model au lieu de m'aider à désherber
imaginez qu'il y avait une station service à cet endroit même....
c'était d'une mocheté absolue . la maison aussi était mochedingue .
J'attends le vrai démarrage du printemps
et l'an prochain , il y aura ... si tout va bien, une terrasse en bois et une pergola surmontée de diverses grimpantes, à l'endroit des tuyaux d'arrosage
.
qu'en pensez-vous??
Re: Jardin sec, exposé au mistral, gélif et parfois trop arrosé!
Publié : jeu. 25 févr. 2010 19:14
par Léah
Merci de ces témoignages de sympathie et de partage des travaux d'envergure
J'enverrai des photos quand il y aura quelques fleurs, j'ai juste des crocus, mais comme j'ai déplacé les bulbes ils tardent à se montrer
Je continue dans la liste des erreurs :
ne pas vouloir tout faire et mettre des plantes partout ! à moins d'avoir de grands moyens (financiers, et physiques). Mais tout regrouper d'abord aux abords de la maison pour profiter des fleurs, et pour avoir quelque chose d'agréable en ensemble, au lieu d'avoir ça et là des petits massifs dispersés, de peu d'intérêt, et qui de plus peinent à fleurir par manque de couvre-sol ou de paillage, car c'est bien plus facile de penser à un grand massif qu'à plusieurs petits
Mieux vaut laisser des parties dénudées, -au début, après on paille- et voir ce qui va s'y passer
Une autre erreur, et de taille, avoir mis du roundup ! eh oui j'avoue, la première année découragée par cette pelouse dégradée, jaunie l'été, j'ai utilisé ce poison. Heureusement pour la terre, je me suis vite aperçue qu'une plante défoliée gardait ses racines et qu'il fallait quand même la sortir de terre (ce que ne vous disent jamais les pubs !) ensuite que ça coûtait cher et qu'une plante encore plus jaune que par l'action du soleil c'était affreux. et pitoyable. J'ai aussi en même temps commencé des recherches sur les pelouses, comment s'en débarrasser, et la méthode la plus sûre dans le temps était quand même de tout enlever ; énorme travail, mais d'année en année le résultat est là, il y a de moins en moins de restes de touffes d'herbe, et je fais en une après midi ce qui avant me prenait une semaine de désherbage; En plus mes sœurs m'ont dit de jeter toutes ces horreurs, d'autant plus m'ont-elles dit que c'est pour faire un jardin bio ! (faut dire que le roundup est sournois, enfin ceux qui le vendent, car ils laissent entendre que ça disparaît tout seul une fois la plante détruite)
Re: Jardin sec, exposé au mistral, gélif et parfois trop arrosé!
Publié : jeu. 25 févr. 2010 19:17
par Léah
PS
Ailées, je suis entre Quissac et Sauve (nord de Montpellier, direction Le Vigan)
Et c'est vrai qu'on est content du résultat parce que c'est difficile de braver les éléments... Chez ma sœur en Bourgogne les cosmos ont 1,50 mètre de haut ! elle a récolté des kilos de haricots à rame... et ça pousse (presque) tout seul
Re: Jardin sec, exposé au mistral, gélif et parfois trop arrosé!
Publié : jeu. 25 févr. 2010 23:46
par Léah
Je continue !
Une de mes priorités fut d'enlever la folle avoine : à côté d'une haie de cyprès, j'avais des scénarios cata, au cas où un fumeur aurait laissé un mégot encore rouge au bord de la route, ou jeté de sa voiture. La folle avoine sèche, enflammée, ça brûle à toute vitesse
Ceci fait, avec l'ex-pelouse enlevée par petites parcelles, j'ai eu l'agréable surprise de découvrir les plantes indigènes (ou installées par de précédents jardiniers, mais que je n'ai pas connus) : une des innombrables sauges avec des fleurs bleues ; et à côté des pâquerettes. C'était donc décidé ce côté du jardin serait bleu, blanc et gris.
En ce moment pousse les rosettes d'une toute petite orchidée à la fleur presque noire ; je suis contente de la voir reparaître chaque année ; et j'ai identifié une autre orchidée à fleur rose (mais je ne retrouve plus son nom dans mes notes)
Autre bonne surprise des achillées blanches, du sedum et un couvre-sol à petites fleurs jaunes qu'on trouve par ici au bord des routes ; il poussait sous les chênes, je l'ai repiqué au soleil, et il s'y tient assez bien car s'il disparaît -ou presque- l'été, il repart et s'est bien étendu récemment avec nos pluies d'hiver ; donc il tiendra mieux le coup l'été prochain
Tout ceci pour vous dire que si des plantes se sont installées dans votre jardin mieux vaut les utiliser comme base pour concevoir la suite... et aller dans la nature proche donne une idée de ce qui convient avec le climat
Les cimetières sont aussi un lieu d'observation, si vous ne craignez pas d'y aller : les plantes peu arrosées on voit ce qui tient le coup ; santolines lavandes ou bergénias ; pourpiers en annuels (dommage ici ils gèlent !) Je me mis donc en quête, et tout ceci me mena chez Filippi (j'avais vu l'enseigne, car j'habitais du côté de Mèze, mais n'y avais pas de jardin)