que les photographes les enthomologistes
Publié : mer. 26 mai 2010 17:13
tous les jardinautes pourraient participer et donner 20mn de leur tps! pourquoi pas faire ca avec enfants et/ou petits enfants ?? 
http://www.actu-environnement.com/ae/ne ... 10259.php4Quand les spécialistes des insectes en appellent aux photographes amateurs
NATURE / ECOLOGIE - Actu-Environnement.com - 19/05/2010
Le MNHN et l'OPIE invitent les photographes amateurs de tout âge à partager leurs clichés d'insectes pollinisateurs afin de mieux connaître cette population. Un nouveau moyen d'agir au quotidien pour la préservation de la biodiversité.
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© H.Savina-Opie
Festival de Cannes oblige, les appareils photos sont de sortie depuis quelques jours. Ce phénomène pourrait se prolonger dans les mois à venir avec comme cibles privilégiées non pas les stars du grand écran mais les abeilles, papillons et autres insectes pollinisateurs. Le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), l'Office pour les insectes et leur environnement (OPIE) et leurs partenaires1 lancent en effet une nouvelle initiative de science participative baptisée Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs ou SPIPOLL. Le principe ? les citoyens sont invités à photographier les différents insectes qui butinent les fleurs de leur jardin ou du parc voisin puis à les transmettre au MNHN. ''Nous avons très peu de spécialistes et quelques milliers d'espèces pollinisatrices en France, nous avons donc recours aux photographes amateurs'', explique Romain Julliard initiateur du projet au Muséum. ''C'est un événement naturaliste, scientifique et participatif qui nous permettra d'obtenir des données précieuses pour nous concernant les espèces observées et les dates d'observation'', ajoute Gilles bœuf, Président du Muséum.
choisissez une fleur de votre jardin, installez-vous à proximité et photographiez tous les insectes qui viennent la butiner pendant vingt minutes - Romain Julliard, MNHN
Mais il ne s'agit pas de photographier partout, tout le temps. Un protocole précis doit être respecté pour que les données soient exploitables par les chercheurs : ''choisissez une fleur de votre jardin, installez-vous à proximité et photographiez tous les insectes qui viennent la butiner pendant vingt minutes'', explique Romain Julliard. Une fois triées, recadrées et sélectionnées (une espèce d'insecte par photo), les photos doivent êtres mises en ligne sur le site internet du SPIPOLL2. Un logiciel permet de géolocaliser les prises de vues et de nommer précisément l'espèce photographiée en répondant à plusieurs questions : taille, couleur, forme des antennes...
Les insectes pollinisateurs sont tous ceux qui butinent les fleurs au stade adulte : mouches, coléoptères, papillons et surtout abeilles, insecte emblématique dont la population est en déclin. Ils sont attirés par le parfum ou la couleur des fleurs et sont récompensés de leur visite par le nectar qu'ils consomment et qui leur fournit l'énergie nécessaire pour continuer à butiner de fleur en fleur.
Rien qu'en Europe occidentale, des milliers d'espèces de lépidoptères (papillon) ou d'hyménoptères (abeilles) sont impliquées dans la pollinisation. Il s'agit là d'un des principaux « services de la biodiversité » dont certains auteurs cherchent à chiffrer la contribution. Selon une étude franco-allemande dirigée par Jean-Michel Salles du CNRS, et Bernard Vaissière de l'INRA, l'apport des insectes pollinisateurs aux principales cultures mondiales en 2005 peut être évalué à 153 milliards d'euros, soit 9,5 % de la valeur de la production alimentaire mondiale. Les déclins des insectes pollinisateurs comme l'abeille fait donc craindre des répercussions écologiques et économiques irréversibles.
Avec cette initiative le Muséum espère constituer une base de donnée et mieux connaître ces populations d'insectes : ''à court terme, cet inventaire nous permettra d'en savoir plus sur la manière dont s'organisent les populations d'insectes dans différents milieux. À moyen terme il s'agira de suivre l'état de santé de la pollinisation'', explique Romain Julliard. Et d'en déduire des politiques de conservation.
Le SPIPOLL complète ainsi les dispositifs de suivi participatif déjà mis en place par le Muséum : oiseau commun, chauve-souris, papillons ou encore escargots. La 5e édition de l'Observatoire des Papillons des Jardins (OPJ) et la 2e édition de l'Opération Escargots ont d'ailleurs été lancées en avril dernier. 8.482 jardins ont déjà participé à l'OPJ depuis 2006 et 701 à l'observatoire des escargots lancé en 2009. Les volontaires ont ainsi dénombré plus de 64.000 papillons et 960 escargots. Avec le SPIPOLL, le Muséum espère collecter près de 100.000 photos en un an. Le site internet sera officiellement ouvert le 21 mai prochain à la veille de la Journée mondiale de la biodiversité, ce qui laisse quelques jours pour constituer les premières collections. À bon entendeur…