C'est un sujet qui n'est pas vraiment vraiment tranché.
Certains incorporent tout de suite, d'autres attendent un peu ou n'incorporent même pas du tout.
Mais il est important de se rappeler que le BRF est d'abord une technique d'aggradation du sol qui repose sur l'action de micro-organismes dont l'activité justement dépend du contact du bois avec la terre. Ce n'est pas du tout à l'origine une technique de paillage, même si c'est un des bénéfices qu'on peut en tirer de façon secondaire.
Certains comme J. Dupéty incorporent donc tout de suite. Et comme il le montre sur son blog, le gain est flagrant :
http://pouzatbrf.blogspot.com/2008/02/e ... rquoi.htmlEt personnellement, je ne vois pas bien l'intérêt de se donner la peine de ne broyer que des rameaux bien vivants si c'est pour les laisser sécher au soleil ensuite et laisser ainsi s'évaporer une partie de ce qu'ils contiennent ...
Ensuite, cela dépend peut-être aussi du type d'épandage : première application ou petite recharge d'un sol aillant déjà du BRF? Dans la mesure ou la pratique du BRF suppose d'arrêter le travail du sol pour ne pas chambouler les micro-organismes et détruire les mycorhizes qui se sont mis en place, on aurait intérêt à ne pas trop chercher à incorporer lorsqu'on recharge.
Et enfin de l'époque : si l'on épand en hiver ou à une époque pluvieuse, le bois ne sèche pas si vite et l'on peut se permettre d'attendre pour incorporer, mais je ne vois pas trop l'intérêt.
L'inconvénient de l'incorporation, c'est que la faim d'azote se fait beaucoup plus sentir, mais les avantages sont d'accélérer la mise ne place des processus biologiques. Ne pas incorporer permet surtout de bénéficier de l'effet protecteur d'un paillis, mais on peut l'obtenir avec d'autres matériaux aussi bien.
Si l'on en a beaucoup, rien n'empêche de combiner les deux techniques en incorporant une partie de son BRF et en paillant avec le reste derrière.
En tout cas, il faut avoir conscience que laisser sécher tout son BRF en surface, ça signifie perdre l'azote qu'il contient et subir une faim d'azote d'autant plus marquée le jour ou on l'incorpore.