Nos chats

Voici un petit espace réservé aux animaux domestiques.
Beauprintemps68
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Re: Nos chats

Message par Beauprintemps68 »

Qu'ils sont beaux ces Nouilles (comme je les appelle :))
Avec mon mari nous avons un petit bassin naturel dans le jardin qui est devenu un abreuvoir à chat. Quand il fait beau, il en passe presque 1 par heure. J'essaie de les approcher mais ils partent en courant sauf un qui me snob en me miaulant de loin et tourne les talons. Mon mari est allergique malheureusement donc pas de chats chez nous. Mais si je peux garder ceux des voisins en leur installant un coin sur ma terrasse c'est pas de refus :D
Comment faire pour les approcher ? Je ne vais évidemment pas leur donner à manger par respect pour leur maître qu'ils risqueraient de quitter.
emileemile
Graine de timide
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Re: Nos chats

Message par emileemile »

marcellini a écrit : jeu. 30 déc. 2021 9:55 J 'ai amené ma petite Pépète à ma mère à Noël . A la maison elle était toute douce et toute câline .
IMG_1291.JPG
Mais d'un coup elle a perdu sa mère , son frère , ses copines et sa maison plus le voyage de 4 heures dans une cage , elle est traumatisée . Depuis sept jours elle se planque et ne quitte ses cachettes que la nuit pour manger , boire et faire ses besoins .Pauv 'nounoute .
j'adore quand ils dorment comme ça je trouve ça trop mignon :lol:
GAIG
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Re: Nos chats

Message par GAIG »

Contrairement au dicton « un chat n’est pas toujours un chat ! ». J’aurais dû me méfier alors que je jardinais tranquillement en ce beau mois de septembre, ignorant que j’allais lier ma vie à une légionnaire en rupture de ban, dégoûtée des marches forcées et des exercices de survie, décidée à tout y compris les bassesses les plus viles pour échapper à l’engagement militaire.
« Pauv’ minou tu n’as pas l’air en grande forme » me suis-je exclamée, attendrie par ce bout de chat misérable qui me fixait avec ses yeux vert d’eau.
Ici les chats abandonnés sont rares : ils sont tués à la naissance ou conservés pour dératiser moyennant salaire en croquettes laissé à l’appréciation du propriétaire. Que faisait cette petite créature du Bon Dieu sur la terrasse ? Je n’en sais toujours rien … Elle, par contre, avait immédiatement compris le parti qu’elle pouvait tirer de la situation : Elle vint se faire caresser en ronronnant de bonheur et en me passant une papatte tendre sur le visage, j’ai succombé pour mon malheur et celui de mon portefeuilles. J’ignorais que sous sa fourrure, camouflée en chat, une « bébé lynx » avait obtenu le droit d’asile.
Elle commença par mettre tout le monde d’accord : « c’était la plus gentille minette de tout le quartier ». Il faut dire qu’elle s’intéressa à chacun sans distinction de couleur ou d’odeur et se laissa complaisamment caresser. Le plombier faillit l’emporter dans sa camionnette qu’elle visita de fond en comble. Elle manifesta juste un peu de stress lorsque je l’emmenai chez le vétérinaire, stress qui se traduit par une monstrueuse fuite dans la cage de transport (Plabennec 15 Km) merci le chat ! L’odeur traîne encore dans la voiture quand il fait chaud (il est vrai que c’est assez rare !)
Les « vétos » de Plabennec étaient, et sont toujours, merveilleux et gentils, ils firent le nécessaire pour éviter les portées, les puces, les saletés intestinales et autres malheurs de chats. Elle ressortit de chez eux avec une collerette, des points de sutures, un carnet de vaccination et son identification officielle : Charade (nom par lequel nous ne l’avons jamais appelée) et moi avec une note équivalente à un dîner de homards pour quatre personnes (quand on aime on ne compte pas).
Complètement désorientée par sa privation de radar à moustaches due au port de la collerette, elle commença par se cogner dans les murs. Ses miaulements angoissés firent le reste, nous fûmes aux petits soins pour elle jusqu’à l’accepter sur notre lit. Notre sens de l’hospitalité fut compris comme une acceptation de notre colonisation. Je soupçonne le « bébé lynx » d’avoir parfaitement entretenu le malentendu : Notre territoire était devenu le sien.
Lorsqu’elle fut libérée et assurée de n’avoir aucun souci d’avenir, comme élever une portée par exemple, elle s’occupa de ses mètres carrés et de ses aises. Devant son activité frénétique il fallut lui installer une (ou plutôt deux) chatières, la plus ancienne lui assurait une entrée depuis le sous-sol, elle claquait sec à tous instants déclenchant un « tient vl’à la minette » presqu’automatique accompagné d’un coup d’œil vers son bol de croquettes pour le cas où nous l’aurions oubliée. Elle nous montra vite que l’oubli de sa nourriture ne constituait pas un drame absolu. En effet elle revint avec une moyenne de quatre animaux par jour dans les dents. Nous calculions, nous multipliions 365 X 4 sauf les années bissextiles, le chiffre nous semblait astronomique, à elle apparemment pas !
Je le répète, elle avait suivi un stage de survie : Peu importe ce que l’on boulotte du moment qu’on se remplit l’estomac. Quoi que … ses goûts devinrent un rien sélectifs. Les taupes étaient immangeables de son point de vue mais … elles couinaient atrocement. Une taupe vaut toutes les Sophie la girafe Vulli du monde. Un jouet qui remue et qui couine, c’est un bonheur de chat. Des divers mulots et souris elle prit l’habitude de ne laisser que l’estomac et les intestins qui traînaient ça et là. Elle s’attaqua à des chauves-souris qu’elle planqua sous un lit et que nous retrouvâmes desséchées, plus exactement lyophilisées. Un nid d’orvets fit son bonheur, pour une raison inexpliquée elle ne dévorait que la moitié du corps en commençant par la queue (les Japonais ne mangent bien que les ailerons du requin !) Les voisins firent une tentative pour enfermer leurs chiens (du reste assez bêtas) et s’attirer ses grâces, un chat qui traque la taupe est quand même une aubaine. En vain, elle préférait chasser sur ses terres, « Ses terres ! » qui étaient un peu les nôtres quand même … De cela elle ne voulut jamais convenir.
Elle avait des puces, aucun traitement ne put en venir à bout dans la mesure où elle se ré-infestait quotidiennement au contact de ses proies. Ici encore, je me ruinai en produit vétérinaire pour m’apercevoir qu’elle avait trouvé la solution idoine : elle attendait qu’une bonne pluie bretonne s’abatte sur notre jardin et sortait un long moment sous l’ondée puis elle rentrait telle une serpillière boueuse, une masse trempée, hérissée, d’où seuls émergeaient ses magnifiques yeux verts et elle allait se sécher en se roulant sur notre lit. Les puces étaient noyées, les draps et les couettes bons pour la machine. De guerre lasse nous prîmes l’habitude de bâcher notre lit avec une vieille toile. Ceci n’empêcha pas quelques traces de papattes noirâtres d’orner certains oreillers mais nous cohabitions tant bien que mal.
Quand elle entreprit de dépecer des mulots nuitamment sur « notre » bâche nous lui fîmes comprendre que là s’arrêtait notre hospitalité, elle en fut vexée et les abandonna sous les lits de la lingerie (moquettée).
Il y eut pire : Nous avions bien vu qu’elle avait noué des amitiés avec les chats du voisinage. Amitié n’est pas exactement le terme, je devrais écrire « pacte de non-agression ». Il y avait le gros matou noir et blanc de nos voisins, il louchait abominablement, énorme et très placide, il s’affalait à l’ombre du houx et passait parfois la chatière du sous-sol pour filer dès qu’il nous entendait. En bref ! Pas de quoi fouetter un chat ! Le vieux beige préférait la terrasse et semblait plutôt méfiant, un bon point pour lui (heu! Pour nous).
Le grand copain restait un chat roux au pelage très doux et doté d’un culot stupéfiant. Ces deux là formaient un couple diabolique : « Bonnie and Clyde ». Bonnie, bébé lynx ne tarda pas à montrer à Clyde le roux comment utiliser les chatières. Totalement désinhibé il prit la détestable habitude de rafler ses croquettes et de s’installer sur « nos » chaises, le sommet fut atteint une certaine nuit où je fus réveillée par les vociférations de Jean, j’allumai précipitamment pour voir le rouquin installé placidement sur son oreiller et la nôtre qui regardait d’un air assez intéressé l’effet produit par son invitation. Clyde fut déclaré interdit, il prit quelques petits coups de chausson dans son derrière rondouillard et accepta notre décision avec philosophie.
Pourtant nous continuions à penser que c’était un amour de chat. Physiquement elle culminait à 3 kilos de nerfs et de muscles qui conféraient à cette boule de poils munie de magnifiques yeux verts un air de peluche qui roulait plus qu’elle ne se déplaçait.
Parfois elle se plantait devant nous avec un roucoulement d’incitation à jouer, ravie lorsque nous acceptions une partie « d’attrape-moi si t’en es cap’ » elle se cachait dans les coins repartait telle une flèche, jaillissait du dessous d’un meuble et finissait perchée sur les marches : « j’ai gagné, je suis perchée ». Parfois elle prétendait que nous étions sa raison de vivre et venait frotter sa petite tête contre nous en ronronnant doucement. Le soir c’était un festival : dormir soit mais pas avant d’avoir joué tout son saoul. Le bébé lynx déboulait alors sur notre bâche telle une bombe, roulait sur elle-même, culbutait cul par-dessus tête, tournait après sa queue, essayait de s’introduire sous tout ce qui dépassait, un vent de folie douce semblait l’animer. Lorsque nous tentions d’intervenir dans le tourbillon elle se couchait sur le dos et rétropédalait des quatre pattes pour repousser notre main : griffes, dents entraient en action avec un bonheur sans égal de petit fauve.
Il y eut encore bien pire : Elle urina sur le canapé que je re-houssais laborieusement depuis… la nuit des temps. Je déteste la couture mais je déteste encore mille fois plus que mon travail compte pour du pipi de chat. Nous nous précipitâmes sur internet, il y avait-il une pauvre âme qui subissait la même avanie ? Nous commençâmes par taper « chatte pipi canapé » pour arriver sur une grande sélection de sites porno, passons … Nous rectifiâmes « chat pipi canapé », il n’y avait pas une pauvre âme, il y en avait cent. Apparemment la moitié des chats de France (nous n’étions pas allés sur les sites étrangers) avait cette dégoûtante manie.
Quelques commentaires nous laissèrent sans voix et je les reproduis texto. En tête celui d’une psy : « Si un chat pisse en dehors de sa litière c'est un problème environnemental... Je m'explique il y a un truc sur le canapé qui ne lui plait pas (couleur, odeur, ou coussin...) Bref un truc lui déplait.
Enfer et damnation, mes housses ne plaisaient pas au bébé lynx, j’aurais dû l’emmener choisir le tissu en priant avec ferveur pour qu’elle ne choisisse pas de la soie sauvage.

Venait l’alarmiste : « Mon chat fait la même chose!!! Si nous avons le malheur de laisser une porte de chambre ouverte, il pisse sur le lit et c’est automatique... et cette nuit il a franchit un cap, il m’a pissé dessus pendant que je dormais... » Nous n’envisagions pas, même dans nos cauchemars les plus délirants, qu’un petit minou puisse se livrer à un acte aussi indélicat.

Nous commençâmes à nous alarmer sérieusement lorsque nous lûmes la phrase d’un Tibétain revenu de tout : « Si vous avez l'impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique... et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir. » Le Dalaï Lama. Il était vrai qu’à côté de l’invasion du Tibet par les Chinois notre problème était somme toute relatif !

Nous passâmes alors à la question pratique : Comment arranger la situation ? Chacun y allait de son idée : « Mettre des écorces d'oranges ou de citrons sur le canapé » (pas top comme déco !) « Mélanger 1/3 de litre d'eau et 1,5 c. à café de moutarde avec du poivre dans 1 vaporisateur, vaporiser, laisser sécher. » (Il y a une drôle d’odeur chez vous, j’ai du mal à la cerner …)

Enfin il y avait le conseil énergique : « Ben sinon y a le coup de pied au *** c'est pas mal aussi, et puis ça permet de garder toute l'énergie intellectuelle dont on a besoin pour vaquer à nos occupations aussi inintéressantes soient-elles... »

Je lavai à grande eau les coussins et les housses et les laissait sécher au soleil, après tout ce n’était peut-être qu’un petit accident. Elle remit cela deux semaines plus tard mais commit une imprudence fatale, elle le fit devant moi. Je l’empoignai, lui fourrai la tête dans l’objet du délit et lui donnais quelques solides tapes avant de l’expédier sans douceur dehors. Enfin je commandai cinq mètres de plastique dans lesquels j’empaquetai les coussins.
C’était magnifique, chaque fois que nous nous asseyions nous nous trouvions perché sur une espèce de matelas Dunlopillo qui se dégonflait en sifflant. Les amis prenaient un regard gêné et un plein d’incertitude, nous y lisions comme à livre ouvert : « A votre âge vous en êtes encore aux coussins péteurs ! » La honte ! Qui plus est nous n’osions pas leur expliquer notre tragédie …

Bien sûr ! Notre chat n’était pas le seul félin de la famille, l’une de nos filles était l’heureuse propriétaire d’une petite mémère bien grassouillette, noire avec de gros yeux ronds et qui ne connaissait pas grand-chose en dehors de sa maîtresse, de sa gamelle et des mètres carrés de son studio. Autant dire : Rien !...
Bien qu’elle n’ait jamais vu d’autre chat que la nôtre lors de visites très encadrées, il fut décidé de l’opérer, mais où ? Chez papa et maman évidemment, parce que, c’est bien connu, c’est moins cher et plus facile lors de vacances en province.

La malheureuse fut embarquée manu militari chez le vétérinaire, son assistante commença par s’embrouiller dans les prénoms attribuant le mauvais chat au bon propriétaire ou les deux chats au même, je ne sais plus exactement. On nous fit comprendre gentiment mais fermement que les identifications par puce électronique faisaient l’objet de déclarations compliquées au fichier central des chats et que l’on n’allait pas recommencer les formulaires. D’ailleurs c’était bien notre faute, nous n’avions qu’à ne pas porter le même patronyme et avoir toutes deux un prénom commençant par Marie.
Une chatte y aurait perdu ses petits, précisément c’est ce que nous tentions d’éviter.
J’ai dit que la noiraude était grassouillette, ce détail revêt une certaine importance : Au moment de l’anesthésie, le véto y alla d’une bonne dose. La pauvre malheureuse revint avec une collerette blanche sur pelage noir qui lui donnait une allure de bonne sœur mais détail épouvantable, d’une bonne sœur en état d’ébriété avancée. Elle titubait, s’emmêlait les papattes, bavochait, disons-le tout net, un état pas très digne pour une personne de sa condition !

Il était hors de question de la laisser à la merci de la nôtre qui en aurait sûrement profité pour régler quelques arriérés de rancune. Pour l’instant elle semblait ne manifester aucun intérêt particulier envers l’intruse, quelques feulements à peine ce qui ne m’empêchait pas de surveiller mon canapé du coin de l’œil puisqu’il servait à expurger ses angoisses existentielles. Elle fut ad-mi-ra-ble ! Nous avions mis la convalescente à l’étage et une barrière d’enfant en haut de l’escalier. Évidemment si la première, encombrée de sa cornette, ne tenta pratiquement rien si ce n’est essayer de s’en débarrasser, la seconde atteint la barrière en deux bonds et se prépara à sauter par-dessus d’une seule détente.
Une voix menaçante la pria de déguerpir immédiatement. Elle ne se le fit pas dire deux fois, elle vaqua à ses petites occupations quotidiennes et ignora superbement le canapé. La correction semblait lui avoir donné un peu de bon sens … Soulagée, je lui assurais qu’elle était le bébé lynx le plus intelligent qui soit, elle le prit en toute modestie.

Elle ne devint pas parfaite pour autant, la perfection était très au-dessus de ses forces (en cela elle n’était pas la seule).
Nous partîmes cinq jours en Normandie. Nous lui avions laissé un saladier de croquettes et un autre d’eau. Lorsque nous rentrâmes nous dûmes affronter le regard noir de Julie qui finissait le repassage. Julie était une inconditionnelle du « bébé lynx » qui lui rendait son amour au centuple par toutes sortes de grâces. « Votre minette a l’air toute désorientée- nous lança-t-elle – comment avez-vous pu l’abandonner ? » Nous expliquâmes un peu penauds que nous lui avions laissé force réserves mais elle nous rétorqua : « Elle n’y a pas touché », c’était vrai ! Comment s’était-elle nourrie, mystère ! Un mystère vite élucidé lorsque Julie ajouta : « Durant mes trois heures, elle est revenue avec deux souris qu’elle a avalées tout rond. » Puisque nous l’avions délaissée elle était retournée au temps de son abandon et avait repris ses habitudes de survie. Nous tentâmes de nous justifier : « Heu ! GJulie, ce n’est qu’un chat et elle avait ce qu’il lui fallait – Oui –rétorqua–t-elle fermement - mais c’est pas un chat comme les autres ».

Ce soir-là elle se montra charmante et démonstrative, elle se fit câliner, caresser comme jamais puis rassurée se lova à nos pieds sur sa bâche. Le temps commençait à changer, septembre montrait le bout de son nez, nous laissâmes la boule de poils s’installer au chaud comme elle l’entendait. Elle s’octroya une petite balade aux aurores et revint en roucoulant et en sautant sur place signes d’une chasse fructueuse. Le patron alluma sa lampe, il crut entrevoir une souris mais une inspection des lieux et l’air assez indifférent de la minette nous convainquirent que nous commencions à faire une fixation obsessionnelle, nous nous rendormîmes en paix.

D’autres questions captaient notre attention : L’arrivée de notre benjamine, sa prochaine installation à Saint Brieuc et sa visite de fond en comble de la maison afin de voir ce qu’elle y trouverait. Elle dénicha, entre autres, un vieux plateau en laiton simili cuivre à qui elle entreprit de redonner l’éclat du neuf. Notre benjamine avait une perception un peu floue de ce qui relevait de notre territoire et du sien aussi s’installa-t-elle dans notre salle de bain pour nettoyer sa vieillerie dans notre baignoire. Comme je prenais un peu de repos, je sentis une odeur affreuse et écœurante, j’en fis la remarque à ma fille qui reconnut que le mélange Mirror et Cif pouvait être un peu désagréable mais pas à ce point-là. Pour couper court devant tant de mauvaise foi je lui demandai d’ouvrir une fenêtre en grand, l’odeur s’estompa. Le lendemain elle réapparut en force, j’alertai le patron, un peu moins sure de la culpabilité de ma fille. A vu de nez il y avait comme un petit problème. Nous inspectâmes la literie, tels des Beagles sur la trace d’un renard puant. La première je découvris l’origine de l’infection : l’oreiller orné de tâches bizarres. Le chef compris immédiatement, il enleva l’oreiller et retourna la taie : une souris crevée y pourrissait tranquillement depuis la veille et il avait dormi dessus évidemment …

En vérité les histoires de chats sont des histoires de souris et si nous ne manquâmes pas d’en jeter les restes ou de remettre les rescapées dans les hortensias, nous nous fîmes, bon an mal an, à leur compagnie.
C’est ainsi que nous découvrîmes « Torpedo le mulot ». Il battit les records de longévité et fut même remis en liberté. Je me plais à penser qu’il n’est pas revenu sous les dents de son prédateur et coule des jours heureux grâce à son sens de l’organisation.
Torpedo fut importé vivant à une date difficile à connaître car, lorsque nous nous aperçûmes de sa présence, il était déjà bien installé dans ses quartiers. Comme je poussais un ancien coffre vraiment bas sur pattes, je découvris un nid … de souris ! Un nid bien arrangé avec coin pipi, coin dodo et coin réserve, cette dernière constituée essentiellement de … croquettes pour chat ! Une sorte de studio cuisine / salle de bain très élaboré. Mon sens de l’hospitalité commençait à s’émousser sérieusement et je nettoyais consciencieusement l’habitat de ce pauvre Torpedo sans toutefois découvrir le locataire, il avait fichu le camp mais où ? Depuis que ma maman m’avait décrit les méfaits d’une souris qui avait, durant la guerre (circonstance aggravante), mangé le coin des taies d’oreiller pliées dans l’armoire j’étais devenu méfiante. Il faut ajouter que le rongeur avait eu le bon goût de manger les coins qui, en se dépliant, formait le centre des dites taies. Elles furent désormais ornées d’une rosace en dentelle du plus bel effet. Mais oui ! Les souris peuvent conduire à une grande créativité !

Revenons-en à Torpedo toujours dans la nature et SDF de surcroît. Nous entreprîmes un safari : aucune trace ! Lassés nous finîmes par nous dire qu’il retomberait tôt ou tard sous la dent du petit minou. Torpédo réapparut très vite, nullement stressé, il traversa la cuisine comme une flèche, se haussa sur le bol à eau, y fourra son museau et lapa longuement puis il s’installa sur le bord de l’assiette de croquettes et commença une réserve, ce qui nous permis de localiser sa nouvelle résidence : l’arrière de la machine à laver. Jean y passa une bonne partie de son après-midi, Torpédo était un mulot hyper actif et médaillé d’or au marathon de la Landédabérienne.

Il fit passer le mot à toute sa communauté, Julie en sortant taper son chiffon me cria : « Il y a une souris qui vient de rentrer dans la maison ». C’était vrai ! Elle trottinait allègrement vers le bol de croquettes. Nous étions devenus « L’arche de Noé ».
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Re: Nos chats

Message par ancolie03 »

quel roman :D
mais ça resume bien la vie des proprios de minous :top:
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BUGADE
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Re: Nos chats

Message par BUGADE »

Juste le nécessaire
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La nature se plie à nos désirs jusqu'à un certain point au-delà duquel il ne faut plus s'étonner de rien.
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marcellini
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Re: Nos chats

Message par marcellini »

Pleins de bisous Félicia .
La glinection de l'humanité et de notre préhenstat commence par un bon lénisthit des érats inhérents et de soi même . Qu'on se le dise !!
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BUGADE
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Re: Nos chats

Message par BUGADE »

Marcellini. Saches que ma p'tite fille est de bonne famille.
On n'embrasse pas sans au préalable, solliciter la permission. Non mais !
:lol: :kiss:
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Re: Nos chats

Message par Pezlo77 »

Ils sont trop mimis vos chatons ! :love: :love: :love:
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Re: Nos chats

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marcellini
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Re: Nos chats

Message par marcellini »

Je viens d' essayer par hasard la litière végétale parce que il n 'y avait rien d 'autre . Ca va bien , c'est plus léger à porter et ca s'aspire mieux . Et mes chats y vont aussi bien qu 'avec l 'autre .
La glinection de l'humanité et de notre préhenstat commence par un bon lénisthit des érats inhérents et de soi même . Qu'on se le dise !!
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